1ʳᵉ édition du Salon « TAMWIL 2025 » Dynamiser l’investissement, l’innovation et la numérisation
Placée sous le signe de la relance économique par l’entrepreneuriat, la première édition du salon national du financement « TAM-WIL 2025 » ouvrira ses portes mardi prochain. Son ambition est de stimuler l’investissement productif, de promouvoir l’innovation financière et d’accompagner la numérisation du secteur bancaire en Algérie. Cette initiative inédite est portée par la société civile et impulsée par la « Fondation algérienne pour l’appui à la jeunesse et au développement de l’entrepreneuriat », avec une forte implication des institutions publiques et privées.
L’idée du salon est née d’une série de rencontres avec de jeunes porteurs de projets, des start-ups et des institutions, qui ont exprimé leur besoin d’espaces de dialogue, de solutions concrètes et d’accompagnement adapté, a expliqué Sidali Kouidri Mohamed, commissaire du salon, à la télévision algérienne. Il a souligné que ce projet est le prolongement d’un discours du président de la République, appelant à créer des mécanismes efficaces de financement pour les jeunes et les infrastructures. Organisé à travers différents pavillons thématiques, TAM-WIL 2025 met notamment en lumière le rôle central du secteur bancaire dans le financement de l’économie. Banques, institutions financières, compagnies d’assurance et fonds d’investissement ont répondu présents, avec 25 organismes publics mobilisés, représentant notamment le guichet unique de l’investissement. « Les banques ne doivent plus être perçues uniquement comme des guichets de dépôt et de retrait. Elles sont des acteurs structurants dans la réalisation des projets économiques et dans le financement de l’infrastructure nationale », a affirmé M.Sidali Kouidri.
Le salon se veut aussi une réponse aux inquiétudes exprimées par de nombreux jeunes entrepreneurs à propos de l’accessibilité des dispositifs publics de financement. À cet égard, TAM-WIL 2025 offre une tribune d’échanges directe entre porteurs de projets et gestionnaires de fonds, afin de lever les zones d’ombre sur les conditions d’accès au financement, tout en appelant à plus de transparence. « Il ne suffit pas d’avoir une idée pour mériter un financement. Tous les projets ne sont pas viables. Les jeunes doivent être mieux formés à répondre aux exigences économiques et aux besoins réels du marché », a insisté le commissaire.
L’un des axes majeurs du salon est consacré à la numérisation du secteur financier, avec une série de conférences et d’ateliers animés par des experts du domaine. Le rôle des technologies financières (fintech), le paiement électronique, la cybersécurité bancaire et la protection des données personnelles y occupent une place centrale. « La digitalisation ne se limite pas à créer des applications. Elle exige la construction d’un véritable écosystème sécurisé. Il faut investir dans la cybersécurité, car la prochaine bataille économique se jouera sur la maîtrise des données », a alerté Sidali Kouidri Mohamed. En ce sens, le salon accorde une visibilité particulière aux entreprises spécialisées dans les technologies de l’information et de la communication. Le secteur est encouragé à développer des solutions locales de protection des données sensibles, à travers la création de start-ups dédiées à la sécurité numérique.
Le salon permettra à 200 jeunes universitaires, sélectionnés par des incubateurs, de s’immerger dans l’écosystème entrepreneurial algérien. Un hackathon sera également organisé avec plus de 200 start-ups en compétition, autour de thématiques telles que la fintech, le financement participatif et les solutions numériques durables. L’objectif est de créer des passerelles concrètes entre jeunes innovateurs et institutions financières, d’encourager la co-création de produits bancaires adaptés, et de bâtir les fondations d’un tissu économique libéré de la dépendance aux hydrocarbures. « Le salon est aussi une opportunité pour les jeunes de comprendre l’environnement économique dans lequel ils souhaitent s’intégrer. La cohérence entre leurs idées et les besoins du marché est essentielle pour espérer réussir », a conclu le commissaire.
Par Mourad A.
