18/05/2026
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Relance du projet du barrage vert : Plus de 26 000 hectares déjà plantés

L’Algérie réaffirme son ambition écologique avec la relance du projet emblématique du barrage vert, pilier de la lutte contre la désertification et symbole du renouveau environnemental national. Selon le Directeur général de la DGF, Djamel Touahria, ce vaste chantier, lancé en 2023 et s’étalant jusqu’en 2030, constitue un programme structuré et rigoureusement encadré visant à reboiser 400 000 hectares à travers les régions steppiques et les Hauts Plateaux. À ce jour, plus de 26 000 hectares ont déjà été reboisés, avec un taux de réussite remarquable de 98 %.

Invité de la « Chaîne I » de la radio nationale, M. Touahria a rappelé que le barrage vert n’est pas une simple campagne de plantation, mais un programme national intégré, appuyé par des études techniques, des bureaux d’ingénierie et des structures locales de suivi. « C’est un projet encadré par des institutions spécialisées et mené selon une approche scientifique et territoriale, garantissant la durabilité des écosystèmes restaurés », a-t-il expliqué.

Le projet, mis en œuvre par la Direction générale des forêts (DGF) avec la participation du Groupe d’ingénierie rurale et du Bureau national d’études pour le développement rural (BNEDER), repose sur la plantation d’espèces forestières et fruitières résistantes à la sécheresse. Parmi elles figurent l’olivier, le caroubier et le pistachier, choisis pour leur double valeur écologique et économique. « Ces essences sont adaptées à chaque zone. La durabilité du barrage vert dépend avant tout de cette compatibilité écologique », a précisé le Directeur général, soulignant que les plants proviennent de pépinières nationales appartenant à la DGF et à la Société d’ingénierie forestière.

Selon M. Touahria, la relance du barrage vert marque un tournant dans la stratégie nationale de lutte contre la désertification et le changement climatique. « Nous voulons recréer un poumon écologique pour le pays, un espace capable de séquestrer le carbone, de stabiliser les sols et de freiner l’avancée du désert », a-t-il indiqué, ajoutant que le projet actuel se distingue par sa rigueur scientifique, sa planification sur sept ans et la modernisation de ses méthodes d’exécution.Le responsable a également mis en avant la coordination intersectorielle et territoriale assurée par des comités techniques de wilayas chargés du suivi sur le terrain. « Ce dispositif garantit la qualité des travaux et la pérennité des plantations. Les résultats obtenus jusqu’à présent témoignent du sérieux et du professionnalisme des équipes engagées », a-t-il affirmé, rappelant que le barrage vert des années 1970 avait déjà démontré son efficacité et que la version actuelle en représente la continuité modernisée.

Cette relance s’inscrit dans une politique environnementale intégrée qui englobe la campagne nationale de reboisement, ayant largement dépassé les attentes initiales. Plus de 1,39 million d’arbres ont été plantés à travers les 58 wilayas du pays, en collaboration avec le ministère de l’Agriculture et l’Association « Algérie Verte ». « Cette mobilisation citoyenne remarquable reflète une prise de conscience accrue des enjeux liés au changement climatique et à la protection des forêts », a souligné Djamel Touahria.

Sur un autre plan, la DGF enregistre également des résultats notables dans la lutte contre les incendies de forêts, avec une baisse de 85 % des sinistres par rapport aux années précédentes. Les surfaces affectées se limitent désormais à 4 090 hectares, contre près de 40 000 hectares auparavant. Une amélioration que M. Touahria attribue à « une planification rigoureuse, à la modernisation des moyens d’intervention, notamment l’usage de drones, de systèmes d’alerte précoce et de cartes de risques ainsi qu’à la coordination efficace entre les différents services ». Pour le Directeur général, ces avancées traduisent « un véritable tournant écologique pour l’Algérie ».

Il estime que la réussite du barrage vert et la maîtrise accrue des incendies démontrent la capacité du pays à conjuguer prévention, innovation et mobilisation citoyenne. Et de conclure : « L’Algérie est en train de redevenir verte. Ce que nous accomplissons aujourd’hui n’est pas seulement un acte de reboisement, mais une construction d’avenir pour les générations à venir ».

Par M. A.

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