Algérie–États-Unis : Vers un partenariat économique renforcé
Le sous-secrétaire d’État adjoint des États-Unis d’Amérique, M. Christopher Landau, a affirmé la volonté de son pays de renforcer significativement sa coopération économique avec l’Algérie, mettant en avant les opportunités « considérables » qu’offre le marché algérien, notamment dans les secteurs de l’énergie et des technologies.
Il a précisé que sa visite en Algérie s’inscrit dans une démarche visant à « approfondir une relation restée quelque peu distante durant de nombreuses années », à travers l’identification de domaines d’intérêt commun à fort potentiel. Dans un entretien accordé à la chaîne de télévision « El Bilad TV », le responsable américain a particulièrement insisté sur la dimension économique du partenariat, estimant que l’Algérie « dispose d’un potentiel important » que les États-Unis peuvent contribuer à valoriser grâce à leur expertise technologique et à la capacité d’investissement de leur secteur privé. « Il existe de nombreuses opportunités prometteuses de coopération, notamment dans les domaines économique et commercial », a-t-il déclaré.
Évoquant la stratégie américaine, il a mis en avant la volonté de Washington de s’inscrire dans une logique de partenariat durable. « Les entreprises américaines sont présentes en Algérie depuis des décennies, en particulier dans le secteur énergétique, avec des investissements qui s’inscrivent sur le long terme », a-t-il rappelé, citant notamment des projets s’étalant sur plusieurs décennies. Dans ce contexte, Christopher Landau a évoqué la possibilité de flux d’investissements importants vers l’Algérie, à la faveur de l’ouverture progressive de son économie. Il a souligné que « le dynamisme du secteur privé américain, combiné au potentiel de l’Algérie, peut générer des bénéfices mutuels significatifs ».
Le secteur de l’énergie a été présenté comme un pilier central de cette coopération. Le responsable américain a estimé que l’Algérie possède les atouts pour devenir « l’une des grandes puissances énergétiques mondiales », mettant en avant ses importantes ressources en gaz naturel ainsi que son potentiel dans les énergies renouvelables, notamment solaire. Dans ce cadre, il a indiqué que les États-Unis peuvent accompagner l’Algérie dans la valorisation de ses ressources grâce à des technologies avancées, notamment dans l’exploitation énergétique. Il a également relevé l’importance stratégique de l’Algérie sur la carte énergétique internationale, en particulier vis-à-vis de l’Europe.
Au-delà de l’énergie, le responsable américain a insisté sur les perspectives de coopération dans les domaines technologiques et numériques. Il a rappelé la signature d’un mémorandum d’entente entre les deux pays dans le domaine de la cybersécurité, tout en exprimant la disposition de son pays à élargir ce partenariat à d’autres segments liés à l’innovation et aux infrastructures numériques.
Il a en outre mis en avant le rôle qu’il entend jouer en tant que « passerelle » entre le secteur privé américain et les opportunités offertes par l’économie algérienne, soulignant avoir tenu des rencontres avec plusieurs membres du gouvernement algérien, notamment dans les secteurs des hydrocarbures, des mines et du commerce extérieur.
Par ailleurs, il a évoqué les retombées potentielles de cette coopération pour la jeunesse algérienne, plaidant pour le développement de programmes d’échanges et de formation, notamment dans le domaine de la langue anglaise, qu’il considère comme « essentielle dans l’économie numérique mondiale ».
Abordant les relations bilatérales dans un contexte international en mutation, M. Landau a estimé que l’Algérie constitue « un partenaire important » avec lequel les États-Unis souhaitent renforcer le dialogue et la coopération, y compris sur les questions régionales, notamment au Sahel.
À travers cette visite, les États-Unis affichent ainsi leur volonté de repositionner leur partenariat avec l’Algérie sur des bases renouvelées, axées sur l’investissement, l’innovation et le développement durable, dans une perspective de coopération mutuellement bénéfique.
Par Zahir R.
