21/02/2024
REGIONS

Aquaculture à Chlef: Leadership national et renforcement de la sécurité alimentaire

La filière aquacole à Chlef (200 km à l’Ouest d’Alger) a enregistré durant la période allant de 2020 à 2023 un saut qualitatif qui l’a propulsé au rang de leader national du domaine, avec six fermes d’aquaculture marine assurant un taux de 60%  de  la production nationale de poisson, de quoi marquer sa contribution au renforcement de la sécurité alimentaire, tout en consacrant les objectifs du développement durable.

En effet, « un bond de production » a été réalisé par la wilaya à la période indiquée, dans le domaine de l’aquaculture, en plus d’une maîtrise du processus et des techniques d’ensemencement de manière à garantir la durabilité des réserves de poissons, renforcer  la sécurité alimentaire et relever la valeur du produit local, dans le cadre de la vision de l’ Algérie nouvelle, visant la relance du secteur de la pêche et la promotion de l’activité aquacole, à travers la promulgation d’une série  de mesures réglementaires et textes de lois pour organiser la filière, a indiqué à l’APS le directeur local de la pêche et de l’aquaculture, Hocine  Melikeche.

Il a souligné la « contribution avérée » des facilitations et incitations fiscales décidées par les autorités supérieures du pays, en réponse aux doléances des professionnels du secteur, dont la réduction de la taxe sur la valeur ajoutée pour les  investisseurs du domaine, « dans le lancement de nouveaux investissements ayant valu à Chlef le leadership national, en la matière, avec six fermes marines, qui ont porté sa capacité de production de 1.400 tonnes de poissons en  2019 à 2.200 tonnes en 2020 ».

Encore plus, en dépit des répercussions de la pandémie du Coronavirus sur le secteur, les fermes d’aquaculture marine de la wilaya ont réalisé une production globale de 1.637 tonnes en 2021, puis 1.563 tonnes en 2022. Des chiffres « nettement à la hausse » comparativement à ceux de 2019 (1.400 tonnes), tandis que les prévisions dans le domaine tablent sur une production de pas moins de 2000 tonnes dans trois fermes marines, à la fin de l’année en cours.

Trois autres fermes sont en cours de réensemencement et exploitation, de manière à porter la production à plus de 4.000 tonnes en 2024, selon le même responsable.

Renforcer la sécurité alimentaire et booster l’économie nationale

La filière aquacole à Chlef assure 60% de la production nationale de poisson. Un fait qui « assure un équilibre entre la demande et l’offre sur la ressource piscicole, parallèlement au soutien de la production portuaire, et au renforcement de la sécurité alimentaire nationale », a expliqué Rachid Annan, expert en économie de la pêche et aquaculture et chercheur dans l’évaluation des politiques publiques.

Selon le même expert, la moyenne de production du secteur aquacole à Chlef fluctue entre 2.000 à 3.000 tonnes/an, équivalant à une moyenne de 6 à 7 tonnes de poisson/Jour, commercialisées à travers le pays. Un fait qui contribue à « une disponibilité des produits de la pêche sur les marchés nationaux et locaux, au relèvement de leur moyenne de consommation par individu, et au soutien de la dynamique commerciale du domaine », a-t-il ajouté.

Le responsable a estimé, en outre, que la croissance rapide de la filière d’aquaculture marine à Chlef est de nature à « impacter positivement sur le développement de l’industrie de transformation et des activités impliquées dans la chaîne de valeur de porter et relancer l’économie nationale en générale et redynamiser les zones industrielles de la wilaya, de façon particulière ».

A cela s’ajoute la perception de recettes fiscales considérables pour soutenir le Trésor public. Sachant que les recettes fiscales du secteur à Chlef ont été estimées à plus de 100 millions DA en 2021, alors que les prévisions tablaient sur 260 millions DA en 2024, selon les chiffres fournis par M.Annan.

Des investissements prometteurs et un développement durable

Après avoir affirmé sa contribution plus qu’avérée à la sécurité alimentaire, tout en constituant une locomotive pour l’économie nationale, la filière aquacole à Chlef illustre clairement, à travers les  résultats réalisés sur le terrain, le 18e engagement du Président de la République, M.Abdelmadjid Tebboune, relatif à la garantie de la sécurité alimentaire, la couverture des besoins nationaux et le développement urgent de la production piscicole par la création de postes d’emploi, de la richesse et de revenus au profit de l’Etat, outre l’octroi d’incitations fiscales, et la transformation et industrialisation des ressources halieutiques.

Les efforts des autorités locales en la matière se poursuivent toujours par l’examen en cours des demandes de réalisation de trois nouveaux projets de fermes marines, un projet d’écloserie de poissons et d’aliments dans la commune de Beni Haoua, et une ferme d’élevage du Tilapia dans la région de Branssia, attendue à l’entrée en exploitation et production à la fin octobre prochain, avec une capacité de production de 32 tonnes/an, selon la cheffe du service aquaculture, Sadek Zahra.

Un autre projet d’atelier de construction et de réparation navale dans la commune d’El Marsa (Nord-ouest), relevant de la société Nautica.It.DZ, fruit d’un partenariat algéro-italien, avec un taux d’avancement de près de 30 %, devrait assurer, à la première phase de sa mise en service, la réalisation de trois bateaux /an (un thonier, un chalutier et un bateau de pêche), avant de relever progressivement sa cadence de production, indique-t-on à la direction locale du secteur.

La filière aquacole à Chlef fait partie des secteurs clés dans lesquels l’Algérie nouvelle a démontré l’efficience des mesures et réformes décidées par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, pour relancer le secteur, l’économie nationale et la sécurité alimentaire, d’une part, et d’autre part s’orienter vers une « Transformation bleue », au diapason de  la vision de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et du plan de développement durable 2030, qui  affirme le rôle de la pêche et de l’aquaculture dans la garantie de la sécurité alimentaire, mais aussi dans un  développement durable aux plans économique, social et environnemental.

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