10/05/2026
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Formation professionnelle – Industrie : Une cartographie nationale des compétences en cours d’élaboration

Une nouvelle étape vient d’être franchie dans le chantier de modernisation du système de formation en Algérie. Les ministères de l’Industrie et de la Formation professionnelle renforcent leur coordination pour concrétiser le projet du Référentiel national des formations et des compétences (RNFC), un outil stratégique destiné à mieux aligner les qualifications sur les besoins réels de l’économie.

Coprésidée par le ministre de l’Industrie, Yahia Bachir, et la ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Nacima Arhab, une réunion de suivi s’est tenue mardi au siège du ministère de l’Industrie. Elle a permis d’évaluer l’état d’avancement de ce projet structurant, lancé officiellement le 16 mars dernier, et désormais entré dans sa phase de finalisation pour le secteur industriel, retenu comme secteur pilote.

Selon un communiqué du ministère de la formation, le RNFC vise à organiser et définir les compétences professionnelles à l’échelle nationale, tout en adaptant les offres de formation aux exigences du marché du travail. Cette démarche intervient dans un contexte marqué par les mutations technologiques, la transformation numérique et les impératifs de transition économique et environnementale.

Les travaux engagés ont déjà permis d’enregistrer plusieurs avancées concrètes. Parmi celles-ci figurent l’organisation d’ateliers de formation au profit des cadres du secteur de l’industrie, ainsi que la mise en place d’un programme statistique dédié à la cartographie des métiers et des compétences. Une enquête de terrain a également été lancée afin de hiérarchiser les métiers industriels en fonction de leur importance future.

Dans le cadre de l’application de la méthodologie adoptée, des visites de terrain ont été effectuées au sein de grands groupes industriels publics, notamment GICA, AGM et SNS. Ces missions ont permis d’initier un travail d’identification et d’évaluation des compétences, en parallèle avec le lancement d’un recensement des métiers et la désignation de points de contact chargés d’alimenter la plateforme nationale du référentiel des compétences économiques.

Les discussions ont par ailleurs porté sur la fixation des délais pour l’achèvement des travaux dans le secteur industriel, étape préalable à la généralisation de cette expérience à d’autres secteurs d’activité.

Les pouvoirs publics ambitionnent de bâtir un système de formation « flexible et proactif », capable d’anticiper les évolutions des métiers et de répondre aux besoins réels de l’industrie nationale. L’objectif est également de mieux orienter les parcours de formation vers les priorités du développement industriel, en s’appuyant sur des données fiables et une analyse fine du marché du travail. Ce projet s’inscrit ainsi dans une vision plus large de transformation de l’économie nationale, où le capital humain est appelé à jouer un rôle central dans la réussite des réformes engagées et l’adaptation aux défis de l’économie de demain.

Par Selma R.

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