16/04/2024
INTERNATIONAL

France: La croissance de l’activité du secteur privé en mars révisée en baisse

La croissance du secteur privé en France a été moins forte qu’initialement estimé au mois de mars, l’expansion de l’activité reposant entièrement sur les services alors que la production manufacturière recule, a rapporté mercredi l’agence S&P.

L’indice PMI composite qui synthétise la performance de l’activité du secteur privé s’est établi à 52,7, contre 54 estimé le 24 mars. Une valeur supérieure à 50 signifie une expansion de l’activité, et une valeur inférieure à cette limite une contraction. Bien que moins soutenu qu’initialement envisagé, le rythme de l’expansion a «atteint un sommet de dix mois», précise l’agence dans son communiqué.

En février, l’indice composite se situait à 51,7. Le secteur des services a vu son activité s’accélérer avec un indice PMI de l’activité commerciale passé de 53,1 en février à 53,9 en mars, «porté par un raffermissement de la demande». Les prestataires de services français ont «signalé l’acquisition de nouveaux clients ainsi qu’une augmentation de la demande en provenance de leurs clients existants» mais la progression des ventes a «exclusivement reposé sur les marchés intérieurs» alors que «les nouvelles affaires à l’export ont très légèrement reculé au cours du mois».

 «Une légère atténuation des tensions inflationnistes dans le secteur privé français»

Parallèlement, «la croissance de l’emploi s’est en outre poursuivie dans le secteur», relève S&P dans son communiqué. Autre signe positif, «le volume global des nouvelles affaires a augmenté pour la première fois depuis juin 2022 dans l’ensemble du secteur privé». Toutefois, le fort repli des nouvelles commandes dans le secteur manufacturier a «presque entièrement éclipsé la hausse modérée des nouveaux contrats dans le secteur des services», selon l’agence.

L’enquête fait état par ailleurs d’«une légère atténuation des tensions inflationnistes dans le secteur privé français», mais les coûts tout comme les tarifs pratiqués par les entreprises se sont malgré tout «maintenus à niveaux supérieurs à leur moyenne de long terme», précise S&P.

«Le mois de mars marque la fin d’un premier trimestre relativement positif pour l’économie française», résume l’économiste de S&P Joe Hayes, cité par le communiqué, qui se demande si le dynamisme du secteur des services observé en février et en mars pourra se maintenir alors que les performances du secteur manufacturier et de la construction restent faibles. La croissance pourrait aussi être freinée par un nouveau resserrement de la politique monétaire face à une inflation qui reste élevée, estime-t-il.

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