16/04/2024
NATIONAL

Gestion des dépenses publiques: Entre paix sociale et rigueur budgétaire

L’Algérie veut tenir ses engagements en matière de paix sociale sans pour autant empiéter sur la gestion des dépenses publiques.

Un équilibre difficile à maintenir et pourtant primordial pour la santé financière de notre pays.

Pour y parvenir, et malgré une loi de finance  qui autorise  un déficit budgétaire, l’Algérie s’est vu contrainte d’adopter des mesures, telles que l’arrêt des importations entre autres.

Des économistes précisent à ce sujet, que pour l’Etat les effets d’une importante expansion des dépenses publiques, 13 000 milliards de dinars en 2023 contre 9 800 milliards de dinars en 2021, seront atténués par la hausse prévisionnelle des recettes fiscales pétrolières l’an prochain, 3 298 milliards de dinars contre 1 921 milliards de dinars.

D’un autre point de vue, les responsables du ministre des finances, estiment que seules  les mesures prises ne suffisent pas, si elles n’étaient pas accompagnée par une gestion des dépenses efficaces et appropries.

C’est dans ce sens que le Directeur général du Budget au ministère des Finances a annoncé l’entrée en vigueur avril prochain du portail électronique du marché public.

Pour ce responsable l’amélioration et la rationalisation de la dépense publique constituent plus que jamais une nécessité.  Le ministère des Finances multiplie les propositions des réformes.

Selon cette source  ce portail électronique permettra d’avoir une meilleure visibilité de la dépense publique.

Et ce d’autant plus que d’autres projets sont toujours en cours d’études et de mise en pratique, bien sûr dans le but de rationaliser les dépenses publiques, notamment la révision des subventions.

Ce qui a abouti concernant la gestion des dépenses publiques à aborder l question des subventions.

A ce titre, le même responsable a affirmé que «le dossier de la révision des subventions est ouvert et est pris en charge par le gouvernement. C’est l’article 188 de la Loi de finances 2022 qui fixe le principe et les modalités de sa mise en œuvre », a souligné le responsable, lors de son passage à l’émission l’Invité de la Rédaction de la Chaîne 3 de la Radio Algérienne.

Il a ajouté, par la même occasion, que cette révision prévoit «d’aller d’une subvention universelle à une subvention ciblée. Ce sont les citoyens qui n’ont pas de revenus moyens qui vont bénéficier de ces subventions».

Autre sujet en rapport à la dépense publique, l’amélioration du pouvoir d’achat du citoyen. Cette décision se traduit dans deux volets, à savoir l’augmentation des salaires, qui a atteint les 900 milliards de DA et la continuité dans la subvention des produits de première nécessité, qui avoisine les 640 milliards de DA.

Outre cela, des économistes ajoutent que pour réduire ce considérable déficit, le gouvernement a dû recourir aux bénéfices des banques publiques, 840 milliards de dinars, et aux bénéfices des entreprises non financières, comme Sonatrach, à hauteur de 150 milliards de dinars, et ce, afin de moins alourdir la charge sur le Trésor.

L’équilibre s’il est difficile n’en est pour autant pas moins irréalisable.

Pourtant d’aucuns soulignent en effet que malgré tout  cela montre les difficultés de l’administration des impôts à appréhender l’assiette fiscale et le peu de progrès dans la mobilisation de l’argent de l’informel, une manne estimée à 40 milliards de dollars. Un problème que les pouvoirs publics se sont engagés à résoudre autant que faire se peut.

Par Samir Chalabi

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