03/03/2024
INDUSTRIE

Groupes industriels publics: Une nouvelle feuille de route tracée

Les responsables des groupes industriels publics ont désormais une nouvelle feuille de route. Des orientations ont été données par le ministre de l’Industrie et de la Production pharmaceutique, Ali Aoun, lors d’une réunion tenue avant-hier mardi au siège du ministère.

En effet, les PDG des groupes ont été exhortés d’exploiter de manière optimale l’ensemble de l’outil industriel et de s’appuyer sur les contrats de performance en vue d’améliorer la qualité et les capacités de production.

Ces orientations ont été assignées lors d’une réunion présidée par M. Aoun, mardi, regroupant les présidents directeurs généraux des groupes industriels publics, sous tutelle, afin d’évaluer «la situation du secteur industriel public à travers l’examen de leurs bilans, leurs plans de développement, ainsi que les principales difficultés auxquelles ils sont confrontés», lit-on dans un communiqué du ministère de l’industrie.

Cette réunion a permis au ministre d’exprimer «sa vision quant au mode de gouvernance et de gestion que doivent adopter les différents groupes industriels publics, ainsi que la nature de leur relation avec l’administration centrale du ministère de tutelle», a ajouté le communiqué.

A cette occasion, M. Aoun a mis l’accent sur «la nécessité d’exploiter d’une manière optimale l’ensemble de l’outil industriel et de s’appuyer sur les contrats de performance en vue d’améliorer la qualité et les capacités de production».

Il a également insisté sur «l’obligation de respecter leurs engagements et de relancer et réaliser dans les délais impartis tous les projets en retard conformément au plan de développement adopté».

Cette rencontre a constitué, selon le ministère, «une occasion pour les responsables des plus grands groupes industriels, chacun dans son domaine d’activité, de passer en revue leur situation actuelle en termes de capacités de production, de part de marchés et de présenter leurs plans de développement et leurs projections en vue de développer le secteur industriel public».

Au terme de la réunion, M. Aoun a instruit «chacun des PDG de renforcer le rôle et l’action des conseils d’administration de chacun de groupe et filiales, ainsi que leur implication dans le mode de gestion et le suivi et l’évaluation des performances, ce qui permettra au secteur public marchand de contribuer efficacement à l’essor et au développement économique et industriel du pays», a-t-on souligné, par ailleurs, de même source.

L’objectif étant donné, rappelle-t-on, c’est d’augmenter le taux de la participation de secteur industriel dans le PIB, en passant de 5% actuellement à 10 voir 15 % durant les cinq prochaines années, comme a été fixé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune.

Il est à noter que 29 entreprises publiques sur les 51 recensées ont été relancées entre la période de 2021 et 2022. Les 22 restantes doivent être relancées au courant de 2023 selon le planning du ministère de l’industrie. «L’Etat n’abandonnera pas ces groupes industriels», conformément à une feuille de route basée sur l’efficacité économique et financière, dans le cadre d’un «accompagnement du gouvernement qui leur permettra de surmonter les obstacles, tout en les incitant à se repositionner sur le marché local et régional, voire même mondial», avait déclaré l’ancien ministre de l’industrie, Ahmed Zeghdar.

La Cour des comptes avait, rappelle-ton, dans son dernier Rapport, recommandé aux pouvoirs publics de mettre en place une instance nationale de gestion des participations de l’Etat (en remplacement du CPE), à l’effet d’exercer la qualité d’actionnaire pour le compte de l’Etat, dotée des pouvoirs et de moyens ; de définir clairement les relations entre les ministères sectoriels et les groupes industriels et les EPE non affiliées de manière à assurer une autonomie de décision opérationnelle pour les dirigeants des groupes et des EPE et de promouvoir une politique de partenariat avec le secteur privé national et étranger en vue d’assurer une meilleure gouvernance de l’entreprise et permettre, par ailleurs, à l’Etat de se consacrer aux EPE qu’il considère comme stratégiques. 

Par Sirine R

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