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Le partenariat énergétique entre l’Algérie et l’Allemagne s’élargit à de nouveaux domaines de coopération. Si les hydrocarbures demeurent au cœur des relations entre Alger et Berlin, les discussions engagées mardi entre le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, et le ministre fédéral allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, ont porté sur un éventail de secteurs associant industrie, technologies, formation et nouvelles filières énergétiques.

La rencontre, tenue en présence de représentants de plusieurs entreprises allemandes, dont Bosch Energy, Thyssenkrupp Uhde, VNG, Siemens Energy et VDA, a permis d’examiner les moyens de renforcer la coopération dans l’industrie pétrolière et gazière, l’ingénierie, les infrastructures et la fabrication d’équipements, notamment ceux liés au dessalement de l’eau de mer. Les échanges ont également porté sur la commercialisation du gaz naturel et du GNL, ainsi que sur l’adoption de technologies bas carbone dans l’industrie pétrolière et gazière.

Le secteur des hydrocarbures reste l’axe majeur du partenariat algéro-allemand. Les deux parties ont examiné les perspectives de consolidation de la coopération dans l’industrie pétrolière et gazière, ainsi que dans la commercialisation du gaz naturel et du GNL, l’Algérie souhaitant par ailleurs tirer parti de l’expertise allemande dans les technologies modernes et les solutions industrielles avancées.

Mohamed Arkab a ainsi souligné l’importance de cette coopération pour la concrétisation de projets prioritaires, notamment le développement de la filière pétrochimique, et a affirmé la disponibilité du secteur des hydrocarbures à fournir les facilités nécessaires aux entreprises allemandes souhaitant investir dans le pays. Il les a notamment invitées à participer à la campagne d’appels d’offres « Algeria Bid Round 2026 », l’objectif étant de favoriser des projets communs à forte valeur ajoutée pour les deux pays.

Cette coopération ne se limite cependant pas aux investissements : le communiqué met également en avant le développement de l’ingénierie, la fabrication d’équipements, la formation, le transfert d’expertise et le renforcement des capacités, notamment pour les équipements destinés à la filière de l’hydrogène vert et de l’ammoniac vert, tels que les électrolyseurs, ainsi que pour les projets de dessalement de l’eau de mer. Cette orientation donne une dimension industrielle au partenariat, avec la volonté affichée de développer des projets communs et de promouvoir davantage le contenu local.

Les nouvelles filières énergétiques occupent également une place importante dans les échanges. Les deux parties ont examiné les projets de Sonatrach, menés en coordination avec le ministère de l’Énergie et des Énergies renouvelables, visant à développer, produire et commercialiser l’hydrogène vert et l’ammoniac vert. Cette coopération pourrait porter sur la fabrication des équipements nécessaires, mais aussi sur le transfert d’expertise et la formation. La partie allemande a, de son côté, exprimé son intérêt pour une participation accrue de ses entreprises aux projets stratégiques en Algérie, notamment ceux liés au « SoutH2 Corridor ». La coopération envisagée concerne enfin la réduction de l’empreinte environnementale du secteur des hydrocarbures.

Alger et Berlin ont évoqué l’adoption de technologies bas carbone, ainsi que les possibilités de coopération dans la réduction, la gestion et la récupération des émissions de méthane. Le ministre allemand des Affaires étrangères a salué la place centrale de l’Algérie en tant que partenaire énergétique fiable et exprimé l’intérêt des entreprises allemandes à renforcer leur présence sur le marché algérien. Les deux parties ont ainsi réaffirmé leur volonté de poursuivre les consultations et de renforcer le partenariat économique par l’intensification des échanges d’expertise, le transfert de technologies, le développement de formations spécialisées et le soutien aux projets communs.

Le partenariat algéro-allemand conserve donc une base énergétique solide autour des hydrocarbures et du gaz, tout en s’ouvrant à de nouveaux domaines : pétrochimie, ingénierie, équipements, hydrogène vert, ammoniac vert, technologies bas carbone et transfert de technologies constituent désormais les principaux axes autour desquels Alger et Berlin entendent approfondir leur coopération.

Par Selma R.

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