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Une dizaine d’entreprises allemandes activant dans le secteur de l’énergie ont exprimé, lundi, leur intérêt pour le projet SoutH2 Corridor, visant à produire de l’hydrogène en Algérie et à l’exporter vers l’Europe.

Lors d’une rencontre organisée à Alger par la Chambre algéro-allemande de commerce et d’industrie (AHK Algérie) sur le partenariat et la coopération dans le domaine de l’hydrogène vert et des solutions de stockage d’énergie, les entreprises allemandes participantes ont présenté leurs solutions susceptibles de contribuer à la concrétisation du projet SoutH2 Corridor et tenu des rencontres B2B avec leurs homologues algériens. Dans ce cadre, la représentante de Duchting Pumpen, fabricant de pompes de dessalement d’eau, Drifa Merabet, a exprimé le vif intérêt de l’entreprise pour participer à ce projet, tout en présentant un nouveau matériau développé par cette entreprise, permettant de produire localement les pièces de rechange liées au dessalement.

Rappelant l’historique du partenariat énergétique entre l’Algérie et l’Allemagne, Mme Merabet a souligné qu' »une nouvelle énergie s’offre désormais à eux » et que « c’est l’occasion de lancer un nouveau partenariat fructueux ».

De son côté, le directeur de Fichtner GmbH & Co. KG, Francisco Retamar Terrero, a indiqué que son entreprise, activant dans plusieurs sous-secteurs liés à l’hydrogène vert dont le dessalement et l’environnement, était prête à collaborer dans le cadre de ce projet d’avenir.

Le directeur général de l’AHK Algérie, Oliver Blank, a affirmé, pour sa part, que l’Algérie disposait d’un potentiel important en énergies renouvelables et nouvelles et que la coopération avec l’Allemagne pouvait jouer un rôle majeur dans le développement d’une filière hydrogène forte.

De son côté, le représentant du ministère de l’Energie et des Energies renouvelables, Nabil Selami, a vu dans cette rencontre l’occasion de mieux comprendre les opportunités du marché algérien et d’échanger sur les attentes, les besoins et les conditions de réussite. Il a évoqué une volonté partagée de construire un avenir durable et de faire des deux pays des partenaires stratégiques pionniers dans les domaines industriel et technologique, dans le cadre d’une coopération bénéfique et tournée vers l’avenir. L’Algérie dispose d’atouts considérables dans la transition énergétique, avec une volonté politique de développer progressivement les filières renouvelables et celle de l’hydrogène, à laquelle le gouvernement accorde une grande importance, a souligné M. Selami. « L’objectif est que l’Algérie devienne un acteur régional majeur, grâce à son vaste réseau de transport », a-t-il dit, ajoutant que « le développement de cette filière suppose aussi celui du capital humain, le transfert de technologie et une législation adaptée ».

Synthèse R E.

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