03/03/2024
ACTUALITENATIONAL

La contrainte du foncier économique est levée: L’investissement en marche

C’est jeudi que l’AAPI (Agence algérienne de promotion de l’investissement) commencera le traitement des dossiers d’octroi du foncier économique. Cette opération sera effective dès le 8 Février via une plate-forme numérique de l’investisseur, a fait savoir le directeur de l’Agence, Omar Rekkache. En effet, toutes les conditions sont maintenant réunies pour le lancement des investissements. 

Il faut se souvenir que l’octroi du foncier économique a été un véritable obstacle à l’investissement. Et à cet effet, l’Etat a entrepris de faciliter l’investissement, à commencer par une refonte de la loi, ainsi que par l ‘engagement des pouvoirs publics à fournir le foncier économique aux investisseurs en cas de rareté du foncier public, en accordant à l’AAPI les prérogatives pour acquérir, pour le compte de l’Etat, le foncier appartenant aux particuliers, susceptible d’accueillir des projets d’investissement, et ce par acquisition directe ou par l’exercice du droit de préemption.

Cette avancée majeure, a permis outre le faite que des avantages financiers importants aux investisseurs, en les exonérant du remboursement de la première redevance annuelle jusqu’à l’entrée en exploitation de leurs projets, soient accordés, fait que tout porteur de projet, investisseur national ou étranger, désireux d’investir en Algérie, a les coudées franches pour investir et réaliser son projet. Pour plus de précisions, ces mesures ont trait à la fiscalité, au financement des projets, au foncier et aux règles douanières. Avec cette nouvelle démarche, les investisseurs ne cessent de montrer leurs intérêts pour l’Algérie. Le nombre de projets enregistrés au niveau de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI) a atteint 4651 projets, à la fin du mois de novembre dernier. Pour des économistes algériens, l’année qui vient de commencer devrait être marquée par la matérialisation de nombreux projets d’investissement parmi ceux enregistrés jusqu’à il y a quelques semaines auprès de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI). Des projets qui se comptent par plusieurs milliers, entre ceux lancés par des entrepreneurs locaux et ceux initiés par des entreprises et société internationales.

La projection faisant état, pour l’année qui vient de commencer, d’une croissance économique de 4,2% sous-entend des performances attendues de la part de tous les secteurs d’activités, notamment les secteurs et branches qui ne devraient pas tarder à s’enrichir par l’entrée en activité des entreprises enregistrées tout au long de l’année récemment écoulée par l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI).

Il est attendu que l’on passe, donc en 2024, à la concrétisation des projets enregistrés qui, au dernier décompte établi par l’AAPI à fin novembre-début décembre, dépassent les 4 500 entreprises en quête d’existence effective dans le paysage économique algérien et qui n’attendent que le OK pour commencer à créer de la richesse et donner au PIB.

De cette multitude de futurs créateurs de richesse, il a été enregistré, selon le dernier chiffre avancé par l’AAPI, 124 projets soit sous forme d’investissement direct étranger (IDE), soit sous forme d’investissement d’envergure en partenariat avec des nationaux.

Ces entrepreneurs étaient tous en attente que soient promulgués les textes d’accompagnement de la toute dernière loi majeure pour la relance de l’investissement. La loi fixant les modalités et les conditions d’octroi du foncier économique relevant du domaine de l’État, celle-là même qui devrait dans une très grande mesure participer à «libérer l’acte d’investir du circuit administratif et de consacrer des facilitations». Une tâche — l’octroi de foncier – qui relève de la responsabilité de l’AAPI, par le biais de son guichet unique, comme est également à la charge de l’AAPI de gérer et promouvoir le portefeuille foncier économique de l’État aux fins de sa mise en concession en faveur des entrepreneurs.

Ce sont, en tous les cas, des facilitations qui doivent aboutir à du concret, d’autant plus que d’autres mesures ont été énoncées dans la loi de finances 2024, pour contribuer à alléger encore plus le poids fiscal que supportent les entreprises notamment des secteurs d’activités «élus», à commencer par l’industrie, l’agriculture et les entreprises productrices qui comptent investir le prometteur marché africain.

Pour résumer, plusieurs annonces ont été faites sur la situation des projets d’investissement et les préoccupations des opérateurs économiques notamment les nouveaux porteurs de projets dont les dossiers sont toujours en instance. Au plan socio-économique, la régulation, la sélection et le traitement des dossiers de projets d’investissement doit avoir une maîtrise des données sur l’ensemble des régions du pays afin d’orienter équitablement la création d’emplois et de richesses.

C’est dans cet objectif que (l’AAPI) a élaboré un module dédié à la gestion du foncier économique à intégrer à la plateforme numérique de l’investisseur. En effet, il faut se rendre à l’évidence que la gestion du foncier économique est une tâche complexe qui nécessite une approche multidisciplinaire. Elle doit tenir compte des objectifs économiques, sociaux et environnementaux du développement industriel. Et ce qui a été fait assurent les pouvoirs publics. Pour 2024, le président de la République s’est engagé pour que la nouvelle année voit la poursuite de la consolidation de la production nationale et de l’investissement local, dans le cadre de la continuité des mesures prises ces 4 dernières années. La loi de finances 2024 est venue confirmer cette approche avec plusieurs mesures au profit de l’investissement.

Par Reda Hadi

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