17/06/2024
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La « Déclaration d’Alger» adoptée à l’unanimité: Le Sommet du GECF, un succès

La « Déclaration d’Alger » a été adoptée, samedi, à l’unanimité à l’issue du 7e Sommet des chefs d’Etats et de Gouvernements des pays exportateurs de gaz (GECF) qui s’est déroulée au Centre international des conférences (CIC) Abdelatif Rahal, Alger. Lors de son allocution de clôture, le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a affirmé que la Déclaration d’Alger était un pas important pour relever les défis actuels et futurs.

«La Déclaration d’Alger, qui vient d’être adoptée, est un pas important pour relever les défis actuels et futurs », a précisé le président de la République dans une allocution prononcée à la clôture des travaux du Sommet, ajoutant que la Déclaration d’Alger « traduit notre détermination à étendre l’utilisation du gaz avec la compétence et la durabilité requises dans un monde marqué par des mutations accélérés».

« Nous avons réitéré notre engagement à conforter la place de notre Forum en tant que tribune de dialogue et de coopération régionale et internationale, qui attire aujourd’hui de nouveaux membres, tout en insistant sur les droits souverains des pays membres sur leurs ressources gazières et notre rôle prépondérant en matière de soutien au développement durable et de la sécurité énergétique mondiale en accord avec les objectifs des Nations unies », a ajouté le président de la République.

Réitérant l’engagement de l’Algérie « à soutenir le développement économique et la sécurité énergétique mondiale, en harmonie avec les objectifs des Nations unies », le chef de l’État a indiqué que « l’Algérie, en tant que pays hôte de l’Institut de recherche sur le gaz, et en étroite collaboration avec le Forum, s’engage à coopérer avec les États membres dans ce domaine afin de renforcer la position du gaz en tant que ressource durable et respectueuse de l’environnement, en particulier à l’aube d’une nouvelle ère, où une collaboration et un dialogue renouvelés peuvent contribuer à façonner une vision collective qui consacre les principes de partage des risques et des bénéfices » et « à l’importance des contrats à long terme pour assurer la continuité des investissements, ce qui est l’objectif principal des Etats du Forum ». Une vision devant « contribuer à préserver les intérêts du producteur et de l’investisseur ».

A cet égard, le Forum s’engage «  à améliorer la qualité de l’approvisionnement en énergie et de la consommation dans le cadre d’une politique durable qui établit un équilibre entre la sécurité énergétique, le développement durable et la protection de l’environnement, pour un avenir prospéré pour les futurs générations », a conclu le Président Tebboune.

Dans une déclaration à la presse, le Président Tebboune a affirmé que le 7e Sommet du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF) était couronné de succès. « Le Sommet a été couronné de succès, grâce à une large participation  aux travaux», a-t-il déclaré à la presse au terme des travaux du 7e Sommet des chefs d’Etat et de Gouvernement du GECF.

Les principaux points de la Déclaration d’Alger

Adoptée, à l’unanimité à l’issue du 7e Sommet des chefs d’Etats et de Gouvernements des pays exportateurs de gaz (GECF), la « Déclaration d’Alger » a réaffirmé, les droits souverains absolus et permanents des pays membres sur leurs ressources en gaz naturel. Tout en réitérant le soutien aux pays dans leur « lutte incessante contre la pauvreté énergétique », la « Déclaration d’Alger » a souligné la condamnation des pays membres du GECF « de toutes les restrictions économiques unilatérales entreprises sans l’approbation préalable du Conseil de sécurité des Nations Unies, ainsi que de toute application extraterritoriale de lois et réglementations nationales contre les pays membres du GECF qui ont un impact négatif sur le développement et le commerce du gaz naturel et mettent en péril la sécurité de l’approvisionnement en gaz naturel ».

Dans la Déclaration d’Alger, lue par le ministre de l’Energie et des Mines, M. Mohamed Arkab, devant les participants au Sommet, le GECF évoque «l’inquiétude face à la volatilité récurrente de la demande de gaz naturel qui affecte négativement la performance de l’économie mondiale», mettant en avant «la détermination (des pays membres) à travailler avec toutes les parties pour parvenir à des marchés du gaz naturel équilibrés et fiables».

Dans le même document, le GECF a exprimé sa préoccupation « face à la volatilité récurrente de la demande de gaz naturel qui affecte négativement les performances économiques mondiales » et sa détermination « à travailler avec toutes les parties pour parvenir à des marchés du gaz naturel équilibrés et fiables ».

Par Sirine R

A ce propos, la « Déclaration d’Alger » a mis en valeur « l’importance des contrats de gaz naturel à moyen et long terme, des prix du gaz naturel équitables et stables et des investissements soutenus dans le gaz naturel pour renforcer la sécurité énergétique et soutenir le développement de systèmes énergétiques résilients ».

Les membres du GECF ont exprimé leur engagement à renforcer leur collaboration pour fournir « un approvisionnement en gaz naturel efficace et fiable » et d’« étendre l’utilisation du gaz naturel pour le développement durable et l’atténuation et l’adaptation au changement climatique ».

La « Déclaration d’Alger» a également mis en avant le soutien du GECF « à un dialogue solide et significatif entre les producteurs, les consommateurs et les autres parties prenantes concernées, en vue d’assurer la sécurité de la demande et de l’offre, de favoriser la stabilité du marché et de plaider en faveur de marchés du gaz naturel ouverts, transparents, sans entrave et non discriminatoires ».

Le même document a mis l’accent sur le rôle fondamental du gaz naturel dans « la réalisation des objectifs de développement durable des Nations Unies », « la satisfaction des besoins énergétiques mondiaux croissants et la garantie d’un accès universel à une énergie abordable, fiable, durable et moderne pour tous ». Sur un autre registre, la « Déclaration d’Alger » désapprouve  « la mise en œuvre unilatérale d’actions et de mesures fiscales sans précédent, prétendument justifiées par la garantie de la sécurité d’approvisionnement énergétique de certains, au détriment des règles du marché du gaz naturel, et au risque d’accentuer les déséquilibres au détriment des populations vulnérables ».

Cela implique ajoute la « Déclaration d’Alger», la défense du gaz naturel en tant que « source d’énergie essentielle pour un avenir juste, inclusif et prospère, en veillant à ce que personne ne soit laissé pour compte » et « contribuer à l’inclusion du gaz naturel en tant que ressource naturelle écologiquement durable dans les réglementations climatiques, d’investissement et fiscales, les opérations bancaires internationales et le commerce mondial ».

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