18/05/2026
ACTUALITENATIONAL

Lancement officiel de la carte électronique d’accès aux médicaments

L’Algérie a franchit une nouvelle étape dans le renforcement de sa politique sociale avec le lancement officiel de la carte électronique d’accès aux médicaments au profit des personnes démunies non affiliées à la sécurité sociale. La cérémonie s’est déroulée lundi à Alger sous la présidence du ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Abdelhak Saihi, accompagné de la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Soraya Mouloudji, en présence des responsables des deux secteurs.

Dans une allocution axée sur la portée sociale et politique de cette mesure, M. Saihi a souligné que le lancement de cette carte électronique constitue « la concrétisation d’une décision souveraine, traduisant une volonté politique claire qui place le citoyen au cœur des politiques publiques ». Pour le ministre, cette initiative consacre de manière tangible le droit à la santé, aux soins et à l’accès aux médicaments, en tant que droits fondamentaux garantis par la Constitution.

Le ministre du Travail a rappelé que depuis l’investiture du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, l’Algérie a engagé des réformes sociales profondes et pris des décisions qualifiées d’historiques, visant à réhabiliter pleinement l’État social. « Ces réformes ont permis de mettre fin aux formes d’exclusion et de marginalisation, grâce à la mobilisation de moyens financiers et humains considérables pour garantir la gratuité des soins, renforcer le système de santé et assurer une prise en charge globale des citoyens sans distinction », a-t-il affirmé.

Le ministre a affirmé, en outre, que la nouvelle carte «symbolise une politique publique moderne basée sur la numérisation, la transparence et l’égalité des chances et contribuant à l’éradication de la bureaucratie, de manière à préserver la dignité du citoyen et à garantir aux bénéficiaires un accès direct et efficace aux médicaments».

S’inscrivant dans le cadre du décret exécutif n° 24-287 du 22 août 2024, qui définit les modalités de prise en charge médicale des démunis non affiliés à la sécurité sociale, la carte électronique pour l’accès aux médicaments marque, selon M. Saihi, une évolution majeure dans la modernisation de l’action publique. Il a expliqué que cet outil numérique incarne une nouvelle approche fondée sur la transparence, l’égalité des chances et l’efficacité administrative, tout en contribuant à l’élimination de la bureaucratie et à la préservation de la dignité du citoyen.

« Cette carte n’est pas seulement un moyen technique, elle est le symbole d’une politique publique moderne, humaine et juste », a insisté le ministre, précisant qu’elle garantit une distribution directe et équitable des médicaments aux personnes qui en ont réellement besoin. Il a également souligné que la numérisation permet un meilleur suivi des bénéficiaires et une gouvernance plus rigoureuse du dispositif, en évitant les abus et en assurant une traçabilité totale.

Pour sa part, Mme Mouloudji a mis en avant les efforts du secteur de la solidarité nationale dans la prise en charge des catégories vulnérables et des différents mécanismes mis en place par le ministère pour améliorer le cadre de vie de ces catégories, à l’instar de ceux bénéficiant de la prime forfaitaire de solidarité.

Evoquant la nouvelle carte électronique, la ministre a affirmé qu’elle est destinée « aux démunis sans couverture sociale et sans revenus, y compris les malades chroniques et leurs enfants mineurs sous leur tutelle », conformément aux dispositions du décret exécutif N 24-287 du 22 août 2024 fixant les modalités de prise en charge médicale des personnes démunies non assurées socialement et les décisions interministérielles signées entre les secteurs concernés.

Cette nouvelle carte électronique permet aux personnes démunies et à leurs enfants mineurs de «bénéficier gratuitement des médicaments prescrits selon la liste arrêtée par décision interministérielle du 13 juillet 2025, auprès des pharmacies conventionnées avec la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés (CNAS), et d’un traitement pour une durée de trois mois pour ceux d’entre eux souffrant de maladies chroniques». À travers cette mesure, l’État algérien réaffirme son engagement en faveur de l’égalité d’accès aux soins, consolidant ainsi son caractère social et solidaire, au service d’une société plus équitable et d’une vie digne pour tous les citoyens.

Par Réda Hadi

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