Le Conseil national économique, social et environnemental (CNESE) a organisé, mardi à Alger, une rencontre-débat de haut niveau consacrée à la généralisation des moyens de paiement modernes en Algérie, avec pour objectif d’approfondir la réflexion sur les conditions nécessaires à une adoption plus large et régulière des solutions de paiement électronique.

Organisée au siège de l’Ecole nationale d’administration, cette rencontre s’inscrit dans le cadre des efforts visant à accompagner les transformations économiques et à consolider les bases de l’économie numérique.
Dans son allocution d’ouverture, le président du CNESE, le professeur le Professeur Mohamed BOUKHARI, a souligné le rôle « stratégique » des moyens de paiement dans le fonctionnement et la dynamique des économies, notamment en Algérie.
Les moyens de paiement constituent, selon lui, « une pierre angulaire » pour assurer la fluidité des échanges, faciliter et accélérer les transactions, tout en renforçant leur sécurité et leur transparence. Ils contribuent également à une meilleure intégration de l’économie nationale dans l’économie mondiale et dans les chaînes de valeur internationales.
M. Boukhari a relevé les avancées enregistrées par l’Algérie au cours des dernières années dans le développement des infrastructures liées aux paiements, la modernisation du cadre juridique et l’élargissement du recours aux moyens de paiement électroniques et au paiement mobile. Cette dynamique s’est également traduite, a-t-il indiqué, par une diversification des solutions et services proposés aux citoyens et aux opérateurs économiques. Pour le président du CNESE, ces évolutions s’inscrivent dans une démarche globale engagée par l’Algérie pour moderniser son économie, accélérer sa transformation numérique et améliorer les services destinés aux citoyens et aux acteurs économiques.
Les participants ont notamment été appelés à examiner les différents facteurs qui influencent l’utilisation des moyens de paiement modernes, à travers une approche intégrant les dimensions technologique, économique, comportementale, réglementaire et institutionnelle. Les débats ont ainsi porté sur les conditions réglementaires, techniques et incitatives à mettre en place pour favoriser une utilisation effective et régulière des différents moyens de paiement, aussi bien par les citoyens que par les opérateurs économiques.
Le CNESE a également mis en avant les mesures gouvernementales et financières destinées à encourager l’utilisation des paiements électroniques, notamment les dispositifs incitatifs liés à la prise en charge, par les banques et Algérie Poste, entre autres, des commissions appliquées aux transactions électroniques et aux opérations effectuées via les terminaux de paiement électronique (TPE) et les applications de paiement direct. Pour le président du CNESE, cette rencontre constitue une plateforme de concertation permettant de croiser les expertises et les expériences des différents acteurs concernés. L’objectif est de faire émerger des pistes de réflexion et d’action permettant d’accompagner les transformations futures du système de paiement en Algérie et d’accélérer la diffusion des solutions modernes.
Synthèse Z R.



