18/05/2026
ACTUALITEAGRICULTURE/PÊCHE

Le Conseil national pour la mécanisation agricole installé

Conformément aux instructions du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre, M. Sifi Ghrieb, a procédé samedi, à l’installation officielle du Conseil national pour la mécanisation agricole, a indiqué un communiqué des services du Premier ministre.  À travers cette nouvelle instance, les pouvoirs publics entendent structurer et encadrer de manière plus rigoureuse le processus de mécanisation, considéré comme un levier central de modernisation et de renforcement de la capacité productive du secteur agricole.

En effet, le Conseil national pour la mécanisation agricole aura pour mission principale d’élaborer un plan d’action détaillé, fondé sur un inventaire exhaustif des besoins des agriculteurs en équipements, précise la même source. Ce travail devra, ajoute-t-il prendre en considération les spécificités de chaque filière agricole ainsi que les réalités propres aux différentes régions du pays, afin d’identifier des priorités claires et opérationnelles pour les saisons agricoles 2025-2026 et 2026-2027.

La mise en place de ce plan d’action vise à faciliter l’accès des agriculteurs et des investisseurs aux équipements nécessaires, tout en assurant une meilleure coordination entre les acteurs concernés. Le Conseil regroupe, à cet effet, des représentants des secteurs impliqués dans la mécanisation agricole, des associations professionnelles de producteurs agricoles ainsi que des opérateurs économiques locaux spécialisés dans le matériel agricole, dans une démarche qui privilégie la concertation et l’adéquation aux besoins du terrain.

Outre l’identification des besoins, le plan d’action devra proposer des mesures concrètes pour renforcer et diversifier la production nationale d’équipements agricoles. L’objectif est de réduire la dépendance aux importations, tout en veillant au respect des normes d’utilisation adaptées à chaque région agricole. Le développement des capacités nationales de maintenance et l’amélioration de l’approvisionnement en pièces détachées figurent également parmi les axes prioritaires, notamment à travers la mise en place d’un réseau national de maintenance du matériel agricole, garantissant une exploitation optimale et durable du parc existant.

Au-delà des aspects liés aux équipements et à leur disponibilité, la mécanisation agricole soulève également des enjeux structurants en matière de formation, d’innovation et de transition technologique. Plusieurs spécialistes soulignent en effet que l’efficacité de la mécanisation dépend étroitement du renforcement des compétences des agriculteurs et des opérateurs, notamment à travers la formation à l’utilisation rationnelle des machines, à l’agriculture de précision et aux technologies numériques appliquées au secteur agricole.

La mécanisation est également perçue comme un facteur clé pour attirer les jeunes vers les métiers agricoles, en modernisant l’image du secteur et en réduisant la pénibilité du travail. Dans cette perspective, le Conseil national pour la mécanisation agricole est appelé à jouer un rôle d’orientation stratégique, en favorisant l’intégration progressive de solutions innovantes et adaptées aux défis climatiques, hydriques et économiques auxquels fait face l’agriculture nationale.

Le Conseil national pour la mécanisation agricole est également appelé à assurer un suivi régulier de la mise en œuvre du plan d’action, à travers des réunions périodiques destinées à évaluer l’état d’avancement des mesures retenues et à répondre, dans des délais rapides, aux besoins identifiés sur le terrain. L’installation de cette instance s’inscrit dans un contexte marqué par un regain d’intérêt des pouvoirs publics pour la mécanisation agricole. Lors de Conseils des ministres du 19 janvier dernier, le président de la République a insisté sur la nécessité d’accélérer la modernisation des exploitations agricoles, soulignant que l’accès aux équipements modernes constitue une condition essentielle pour accroître les rendements, élargir les surfaces cultivées et renforcer la sécurité alimentaire. Ces orientations ont été largement relayées par le ministre de l’Agriculture, qui a mis en avant l’impact attendu de la mécanisation sur la productivité et la rentabilité des exploitations, notamment dans les filières stratégiques. De leur côté, plusieurs experts ont salué cette approche structurée, estimant que l’élaboration d’un plan d’action national constitue une étape déterminante pour inscrire durablement la mécanisation au cœur du développement agricole du pays.

S. R.

Publicité

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *