18/05/2026
ACTUALITENATIONAL

Le SNMG passe à 24 000 DA à partir de janvier 2026

À compter de janvier 2026, plus aucun travailleur en Algérie, qu’il exerce dans le secteur public ou privé, ne pourra percevoir un salaire inférieur à 24 000 dinars. Cette mesure, décidée lors du dernier Conseil des ministres présidé par le président de la République Abdelmadjid Tebboune, marque une nouvelle étape dans la consolidation du caractère social de l’État et dans la protection du pouvoir d’achat des travailleurs.

Le Salaire national minimum garanti (SNMG) passera ainsi de 20 000 à 24 000 dinars, une hausse qualifiée de « structurelle » par les responsables du secteur, dans la mesure où elle concerne directement le salaire de base et non des primes ou des indemnités temporaires. Pour Abdelmalik Atailia, directeur général de l’emploi et de l’intégration au ministère du Travail, cette décision est sans équivoque. « À partir du 1er janvier 2026, il ne sera plus permis à aucun employeur de verser un salaire inférieur à 24 000 dinars. Cette règle s’applique à l’ensemble du tissu économique, sans distinction entre secteur public et secteur privé », a-t-il affirmé au micro d’El Hayat TV.

Selon lui, cette revalorisation du SNMG vise avant tout à garantir un revenu minimum décent et à corriger certaines distorsions observées par le passé. « Pendant des années, les augmentations se faisaient essentiellement à travers des primes, sans toucher au salaire de base. Aujourd’hui, le choix est clair : revenir à l’essentiel, c’est-à-dire au salaire de référence, afin de préserver les droits des travailleurs, y compris à long terme, notamment en matière de retraite », a-t-il expliqué.

La hausse de 4 000 dinars décidée pour 2026 intervient après une première revalorisation plus modeste enregistrée il y a quelques années. Elle concerne en priorité les catégories à faibles revenus et s’inscrit dans une approche visant à renforcer l’équité sociale et à contribuer à la reconstitution progressive de la classe moyenne. Pour les autorités, il s’agit également d’une réponse anticipée aux tensions économiques mondiales et aux effets de l’inflation importée.

Au-delà de son impact direct sur les revenus, cette augmentation est perçue comme un levier économique. « Améliorer le revenu du travailleur, c’est aussi soutenir la consommation, stimuler la demande intérieure et, par conséquent, encourager la production nationale», a souligné le directeur général de l’emploi, estimant que cette dynamique bénéficiera à la fois aux ménages et aux entreprises, dans un cercle vertueux favorable à la croissance.

Par M. A.

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