Mécanisation et formation d’une main-d’œuvre qualifiée: L’État prépare la campagne céréalière 2025-2026
Dans le cadre de la campagne moisson-battage 2025-2026, les autorités intensifient leurs efforts afin de remédier au déficit de compétences dans le secteur agricole. Réunis à Alger, les ministres Yacine El-Mahdi Oualid et Nacima Arhab ont ainsi lancé un plan d’action destiné à former des formateurs et une main-d’œuvre qualifiée dans la conduite et la maintenance des équipements agricoles, notamment les moissonneuses-batteuses.

Cette initiative s’inscrit dans une ambition plus large visant à améliorer les performances des récoltes tout en structurant durablement un secteur clé de l’économie nationale. Elle repose notamment sur le développement des compétences humaines et l’intégration de l’innovation. La rencontre a, dans ce sens, rassemblé de nombreux acteurs, dont des représentants de la Chambre nationale d’agriculture, du Conseil national interprofessionnel de la filière céréalière, ainsi que plusieurs institutions et entreprises spécialisées, à l’image d’Agrodriv, PMAT, de l’Office algérien interprofessionnel des céréales et de l’Ecole nationale supérieure agronomique. Une mobilisation qui témoigne de la volonté de renforcer les capacités nationales, en particulier dans la filière céréalière, essentielle à la sécurité alimentaire.
Compte tenu du lancement imminent de la campagne, prévu à la mi-avril dans les wilayas du Sud, les deux ministères ont décidé de mettre en place des sessions de formation accélérées, destinées en priorité aux conducteurs de moissonneuses. La première session débutera le 4 avril à Sidi Bel Abbès, au sein de la société Sampo-Algérie. Elle portera sur les bonnes pratiques de conduite et de maintenance, en mettant l’accent sur la maîtrise technique et l’apprentissage sur le terrain. Des techniciens expérimentés assureront l’encadrement de ces formations afin de garantir un transfert de compétences efficace et adapté aux réalités du terrain.
Il convient de rappeler que la campagne moisson-battage constitue un rendez-vous annuel stratégique pour l’agriculture nationale, mobilisant d’importants moyens humains et matériels afin d’assurer la collecte des céréales dans des délais optimaux. Ces dernières années, les pouvoirs publics ont multiplié les mesures pour améliorer son organisation, notamment à travers le renforcement du parc de moissonneuses-batteuses, la mobilisation des coopératives agricoles et l’implication accrue des opérateurs publics et privés.

Par ailleurs, la mécanisation agricole s’impose progressivement comme un levier essentiel pour moderniser le secteur et accroître les rendements. Des décisions ont déjà été prises pour encourager l’investissement dans les équipements agricoles, faciliter leur acquisition et promouvoir leur maintenance. Toutefois, le manque de main-d’œuvre qualifiée demeure un défi majeur, d’où l’importance des programmes de formation engagés actuellement pour accompagner cette transition et garantir une exploitation optimale des équipements disponibles.
De plus, les autorités entendent inscrire cette démarche dans une vision durable. Les programmes de formation intégreront des dimensions liées à la technologie, à l’innovation et à l’entrepreneuriat, avec pour objectif de favoriser la création d’entreprises spécialisées dans la mécanisation agricole.
Par Selma R.
