Nouvelles lignes minières: Un comité central pour assurer le suivi et le respect des délais
Le ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Abdelkader Djellaoui, a récemment insisté sur l’importance stratégique de deux projets majeurs de lignes minières en Algérie et a donné des instructions précises pour en assurer le suivi rigoureux. Ces projets concernent, d’une part, la ligne minière Ouest reliant Béchar à Tindouf et au gisement de Gara Djebilet sur près de 950 km, et d’autre part, la ligne minière Est reliant Annaba à Bled El Hadba sur 422 km.

Ces infrastructures visent à moderniser le réseau ferroviaire national et à faciliter le transport des ressources minières, en particulier le phosphate et le minerai de fer, contribuant ainsi à la relance économique et à l’industrialisation du pays.
Ces projets ont été qualifiés de stratégiques par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui leur accorde une attention particulière. Ils doivent permettre non seulement de développer l’exploitation minière dans des régions riches en ressources, mais aussi de dynamiser les échanges économiques à l’échelle nationale et internationale, grâce à un meilleur raccordement des zones d’extraction aux ports et centres industriels. Afin d’assurer le respect des délais et la qualité des travaux, le ministre a tenu deux réunions importantes avec les différents acteurs impliqués. Il a donné des directives visant à renforcer la coopération entre les groupements d’entreprises algériennes et étrangères, à améliorer la coordination technique et administrative, et à créer un comité central de suivi. Ce comité aura pour mission principale de contrôler l’avancement des travaux, de détecter les difficultés rencontrées sur le terrain et de proposer des solutions rapides pour éviter les retards. Cette démarche vise à garantir un déroulement harmonieux des projets et une mise en service dans les temps impartis.
Concernant l’état d’avancement, le ministre a été informé des progrès réalisés. Pour la ligne Ouest, longue de 950 km, les travaux sont divisés en trois grands tronçons. Le premier, couvrant 575 km, est exécuté par un groupement d’entreprises algéro-chinoises, dont un segment de 135 km a déjà été livré en juillet dernier. Les deux autres tronçons, reliant Tindouf à Oum El Assel et Abadla à Hamaguir, sont confiés à des groupements d’entreprises nationales. Quant à la ligne Est, de 422 km, elle se compose de plusieurs tronçons : le tronçon nord reliant Annaba à Bouchegouf, réalisé par des entreprises algériennes, et le tronçon central reliant Bouchegouf à Dréa-Souk Ahras, confié à un partenariat algéro-chinois. Les entreprises responsables de ces projets ont pris des engagements fermes. Elles se sont engagées à mobiliser les ressources humaines et matérielles nécessaires, à assurer un approvisionnement suffisant en matériaux et équipements, et à organiser le travail en continu grâce à un système de rotation 8×3 (huit heures de travail par équipe, trois équipes par jour) afin de maintenir un rythme soutenu et respecter les délais de livraison.
Les réunions présidées par le ministre ont rassemblé des cadres centraux du ministère, le directeur de l’ANESRIF (Agence nationale d’études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires), ainsi que les PDG de plusieurs groupes économiques et entreprises nationales et étrangères impliquées dans le projet. Cette mobilisation collective a permis d’examiner les préparatifs pour les prochaines visites de terrain du ministre. Ces déplacements permettront de constater l’état réel des chantiers, de décider des mesures correctives nécessaires et de lever les obstacles qui pourraient ralentir la réalisation des travaux. En résumé, les pouvoirs publics, par l’intermédiaire du ministère des Travaux publics et des Infrastructures de base, mettent en place un dispositif strict de suivi et de coordination pour garantir le succès des projets de lignes minières Est et Ouest. Ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie plus large de développement économique et d’exploitation optimale des ressources naturelles du pays.
Par Réda Hadi.
