26/07/2026
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Promotion des exportations hors hydrocarbures: L’Etat mise sur une logistique intégrée

Le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Kamel Rezig, appelle à fédérer les efforts pour améliorer la chaîne d’exportation et faciliter l’accès des produits algériens aux marchés extérieurs. Le développement d’une infrastructure logistique dédiée aux opérations d’exportation s’impose désormais comme l’un des principaux leviers de la stratégie nationale de diversification économique.

C’est dans cette perspective que le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Kamel Rezig, a insisté sur la nécessité d’accélérer la mise en place de plateformes logistiques intégrées destinées à accompagner les opérateurs économiques et à renforcer la présence des produits algériens sur les marchés internationaux. Le ministre s’exprimait jeudi, lors d’une réunion de travail consacrée à l’examen du projet de création de plateformes logistiques d’exportation.

La rencontre, organisée au siège de son département ministériel, a réuni des représentants de plusieurs secteurs et organismes concernés par les opérations d’exportation, ainsi que des représentants d’associations professionnelles et d’organisations patronales. Elle a constitué un espace de concertation destiné à examiner les conditions de concrétisation de ce projet et à identifier les solutions susceptibles d’améliorer l’accompagnement des exportateurs. Pour le ministre, la logistique constitue un maillon déterminant de toute politique d’exportation. La capacité d’une entreprise à accéder à un marché extérieur ne dépend pas uniquement de la qualité ou de la compétitivité de son produit.

Elle repose également sur sa capacité à assurer, dans des délais maîtrisés et à des coûts compétitifs, le stockage, la préparation, la manutention, le transport et l’expédition de ses marchandises. Les insuffisances dans l’un de ces maillons peuvent, en effet, réduire la compétitivité du produit et limiter les possibilités d’accès aux marchés internationaux.

C’est précisément pour répondre à ces enjeux que les pouvoirs publics envisagent la création de plateformes logistiques spécifiquement dédiées à l’exportation. Ces infrastructures devraient permettre de regrouper et de rationaliser plusieurs services indispensables aux opérateurs économiques, depuis la réception et le stockage des marchandises jusqu’à leur préparation et leur acheminement vers les différents points de sortie du territoire national.

L’objectif est également de renforcer la coordination entre les différents intervenants de la chaîne d’exportation. Une meilleure articulation entre les administrations, les organismes spécialisés, les opérateurs logistiques, les transporteurs et les entreprises exportatrices pourrait contribuer à réduire les délais et les coûts liés aux opérations d’expédition. Elle permettrait également d’améliorer la fluidité des procédures et de garantir une meilleure visibilité aux entreprises qui souhaitent développer leurs activités à l’international. La réunion présidée par le ministre s’inscrit ainsi dans une démarche visant à construire une vision commune et opérationnelle de ces futures plateformes.

La participation des différents secteurs ministériels et organismes concernés, mais aussi des associations et organisations patronales, traduit la volonté d’associer l’ensemble des acteurs à la conception d’un dispositif répondant aux réalités du terrain et aux besoins des exportateurs.

Dans son intervention, Kamel Rezig a souligné que « le développement de l’infrastructure logistique dédiée à l’exportation constitue un pilier essentiel de la stratégie nationale visant la promotion des exportations hors hydrocarbures ». Cette orientation s’inscrit dans la politique de diversification des sources de revenus du pays et de réduction progressive de la dépendance aux hydrocarbures. L’Algérie entend, à travers cette démarche, donner davantage de visibilité et de soutien aux filières productives capables de conquérir des marchés extérieurs. Le ministre a également insisté sur l’importance de fédérer les efforts des différents secteurs et organismes concernés. La réussite du projet dépendra, selon lui, d’une approche coordonnée et participative, permettant d’éviter la dispersion des initiatives et de garantir une complémentarité entre les différentes infrastructures et services existants.

Outre la construction de nouveaux équipements, l’enjeu consiste donc à mettre en place un véritable écosystème logistique au service de l’exportation. Celui-ci devra répondre aux exigences croissantes des marchés internationaux en matière de rapidité, de fiabilité, de traçabilité et de maîtrise des coûts. La compétitivité des produits algériens se joue en effet autant dans les unités de production que dans les circuits qui les relient aux consommateurs et aux partenaires étrangers.

La création de plateformes logistiques intégrées pourrait ainsi constituer un outil important pour accompagner la montée en puissance des exportations hors hydrocarbures. Elle devrait notamment profiter aux entreprises qui disposent de capacités de production mais rencontrent encore des difficultés à structurer leurs opérations d’exportation. Pour le ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, la concrétisation de ce projet devra se faire selon les meilleurs standards et en tenant compte des exigences des opérateurs économiques. L’objectif affiché est de créer un environnement plus favorable au développement du commerce extérieur et d’ouvrir de nouvelles perspectives aux entreprises algériennes.

Par Réda Hadi

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