28/05/2024
ACTUALITENATIONAL

Promotion des exportations hors hydrocarbures: Pérenniser nos entreprises sur le marché africain

Les échos qui parviennent du front des exportations, sont de bons augures. En effet, grâce à des réformes institutionnelles et financières, l’exportation, jadis chapitre négligé, figure, désormais, au centre des préoccupations des plus hautes autorités de l’État. Les exportations algériennes hors hydrocarbures ont franchi un pas quantitatif et qualitatif inédit durant les trois dernières années. L’offensive algérienne en Afrique, présage en effet, des résultats probants.

Sur ce continent (Afrique), où, le taux du commerce intra-africain ne dépasse pas 15%, soit près de 3% du commerce mondial, l’Algérie entend jouer pleinement un rôle de catalyseur des échanges interafricains.  Nos entreprises se sont déjà fait un nom, et acquis bonne réputation. Mais ces bons résultats ne doivent pas nous faire oublier que les marchés sont concurrentiels, et qu’à cela nous devons parfaire nos lois, et mieux appréhender les problèmes rencontrés. Pour beaucoup, cette réussite ne peut durer que si nos entreprises sont installées durablement sur le marché africain.

Pour Moncef Bouderba vice-président de la Capc (Confédération algérienne du patronat citoyen), qui s’est exprimé chez nos confrères de la radio nationale, a affirmé que nos entreprises sont appelées à être pérennes en Afrique, et pour cela il faut appuyer la nouvelle dynamique dans la mise en œuvre de la stratégie nationale pour la promotion des exportations hors hydrocarbures, en faisant participer tous les partenaires institutionnels à accompagner les opérateurs nationaux, privés et publics, pour une présence durable sur le marché africain . Le vice-président de ka Capc,  a notamment insisté sur le rôle des « représentations diplomatiques algériennes dans les pays africains» mais également celui de « la Banque d’Algérie et les ministères de l’Industrie, du Commerce et des Finances ».

Pour le représentant de cette organisation patronale, l’Algérie jouie d’une bonne réputation de ses produits à l’étranger. Mais comme nous avons un bon retour sur nos produits, nous devons « néanmoins faire bouger les lignes et continuer sur cette lancée » a-t-il affirmé. Pour cela tous les acteurs de cette dynamique, doivent œuvrer en installant les activités de nos entreprises dans les pays africains.

Il faut pour cela faire des propositions intelligentes, pour que celles-ci (les entreprises) puissent avoir toutes les facilités pour y être installées. De même que la loi doit les protègera. Celles-ci pourront alors recruter la main d’œuvre locale, installer leurs bureaux. Ceci induira en fait de bénéficier des matières premières locales, qui existent sur place. Dans cette vision, l’Algérie possède l’expérience et le savoir-faire nécessaire pour pénétrer le marché africain. L’Algérie qui promeut ses exportations hors hydrocarbures, ne se limitent pas qu’au gaz et essaye d’enrichir son éventail de production de produits manufacturés ou agricoles.

Parmi les produits agricoles dont l’Algérie ambitionne de renforcer l’exportation : l’huile d’olive à destination de l’Égypte notamment. Ou encore les dattes Deglet Nour destinées à trouver leur place de choix sur les cinq continents. Les 80 millions de dollars engrangés chaque année par l’Algérie sont loin de refléter les capacités de production du pays qui dépassent le million de tonnes de dattes. Et l’objectif est d’atteindre les 250 millions de dollars d’exportations chaque année.

A ce titre, les produits algériens, répondant aux normes du marché, n’ont rien à envier aux autres et traduisent un savoir-faire avéré. L’invité de la radio rappelle les montants déjà réalisés sur ce marché des produits algériens, dont les manufacturés. « Dans la céramique, nous comptons dépasser cette année la barre des 100 millions d’euros. Pour le fer, nous sommes déjà à près de 3 milliards et près du double pour le ciment », a-t-il dit. Plus globalement, « les chiffres visés pour les exportations hors hydrocarbures, concernant les produits industriels, avoisineront, fin de cette année, les 10 milliards de dollars », a-t-il ajouté.

Selon les dernières statistiques de l’ONS (office national des statistiques, l’Algérie enregistre une augmentation record des exportations hors hydrocarbures. La part des exportations hors hydrocarbures atteint un taux de 11% pour la première fois depuis des décennies, passant de 1,7 milliard de dollars en 2019 à près de 7 milliards de dollars en 2022.

Suivant la feuille de route issue de la conférence sur la relance économique, de nouvelles filières industrielles et semi-industrielles font leur entrée dans les exportations algériennes tels que les détergents ou encore les produits plastiques. Les pouvoirs publics assurent œuvrer pour maintenir ce fort dynamisme des exportations hors hydrocarbures vers environ 150 pays, avec l’objectif d’atteindre 15 milliards de dollars en 2024.

Notre pays s’est engagé résolument dans les exportations hors hydrocarbures, en multipliant ainsi sa présence dans les salons et forums internationaux – et plus particulièrement en Afrique, en Mauritanie, au Sénégal, au Soudan et les pays d’Afrique de l’Ouest.

Par Réda Hadi

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