25/05/2024
FINANCE

Relance l’investissement: Plaidoyer pour la création de banques spécialisées

L’Algérie qui veut diversifier son économie est appelée à la modernisation et développement de son système financier et bancaire. En effet,  il y a nécessité d’aller vers la création de banques d’affaires afin de booster davantage l’investissement.

« Actuellement on parle de l’investissement dans l’agriculture saharienne, mais nous n’avons pas de banques d’affaires et spécialisées dans ce domaine», a indique l’expert financier Sassi Idir, en expliquant que c’est à travers ce genre de banques qu’on pourra avoir et ramener les financements nécessaires pour le développement de ce genre d’activité. Même chose, pour le secteur de l’énergie. Actuellement les crédits octroyés par nos banques ne soient rentables qu’à partir de la 10 éme années.

En clair, ces banques d’affaires et spécialisées seront plus flexibles et de rigueur dans l’octroi des financements. « Nos banques sont spécialisées, mais leur fonctionnement est généralisée», précise Sasi idir dans une déclaration à la radio nationale «Chaîne II».   

La nouvelle loi sur la monnaie et crédit, tant attendue, par les opérateurs économiques et investisseurs, autorise la création de nouvelles banques et création de fonds, rappelle-t-il, en appelant à la libération des initiatives et simplifications de procédures. L’intervenant a précisé que la maitrise de l’inflation passe, en premier lieu,  par la dynamisation de l’investissement afin de produire ce que nous consommons. Ceci permettra de réduire la facture d’importation et garantira une maitrise des prix et de l’inflation. 

Actuellement, notre pays faire face à une spirale d’inflation importée. « L’inflation est un fléau naturel. C’est avec l’investissement qui va nous régler le problème de l’inflation. Mais nous devons communiquer et faire du marketing sur les opportunités d’investissement dans notre pays afin d’attirer le maximum d’investissement», recommande-t-il 

En second lieu, ajoute l’intervenant, il y a cette nécessité de lancer des réformes structurelles pour les grands équilibres.  Des réformes difficiles mais «obligatoires», indique-t-il.  Pour l’expert financier, il faut s’attaquer aux déficits qui sont comblé actuellement par le Trésor public, à l’instar de la CNR, la Sonelgaz et autres.

Dans ce cadre, l’intervenant a plaidé pour le recours à l’endettement extérieur qui est une dette structurante. « On doit retourner à certains formes d’endettements pour la relance de notre économie, puisque il y aura une gestion responsable, contrairement à l’endettement facile», préconise-t-il.

En somme, toutes ces réformes sont obligatoires. «Nous devons investir, recourir à l’endettement responsable, l’ouverture de la bourse aux capitaux étrangers. Comme ça, l’investisseur aura une visibilité sur notre pays», affirme-t-il, en appelant à la création de banques spécialisés pour booster davantage l’investissement dans les domaines agricole et énergie.

Assurant que la BA est autonome, dont la gestion de l’argent se fait selon une approche économique, l’intervenant a rappelé l’existence d’une loi limitant les montants accordés au trésor public. En termes clair, le BA a un seuil de la dette. Toutefois, l’ancien régime et devant la manque de liquidité, il avait actionné le planche à billet, en sautant le verrou limitant le seuil de la dette. Des sommes d’argents importantes ont injecté dans l’économie nationale sans avoir un équivalant. Cette situation a fait augmenter l’endettement interne à plus de 26%. « Certes, nous n’avons pas de dette extérieur, mais, nous avons dépassé les limites du seuil de l’endettement entre la BA et le Trésor public», souligne-t-il, en affirmant qu’en Algérie, l’inflation est ressenti qu’au bout de 3 années d’après.  La nouvelle loi sur la monnaie et crédit a rétabli la règle limitant le seuil de l’endettement interne, note-t-il, en affirmant que « nous devons retourner aux grands équilibres normaux».

Par Zahir R

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