28/05/2024
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Saison estivale 2024: Les préparatifs battent leur plein

Après un Ramadhan réussi, sous tous les plans, les pouvoirs s‘attèlent dans la lancée à prendre des mesures inédites pour une saison estivale 2024 la meilleure sous tous les rapports. Et c’est à cet effet, que le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Mokhtar Didouche a présidé une rencontre nationale préparatoire de la saison estivale de 2024, lors de laquelle il a souligné la nécessité de tirer profit des expériences des années précédentes à travers la définition des lacunes et la levée des obstacles.

Le Ramadhan qui vient de se terminer restera un réfèrent en matière d’organisation, d’approvisionnement, et de prix. Aussi, les pouvoirs publics se disent déterminés à assurer donc une saison à venir la meilleure qui soit. C’est pourquoi le ministre a qualifié ce rendez-vous préparatoire de la saison estivale de 2024, d’important. Il s’agira, selon lui, de relever les défis et surtout de tout mettre en branle pour mettre en avant la destination touristique « Algérie », tout en insistant sur l’importance de renforcer «le travail collectif continu pour promouvoir le secteur du Tourisme».

Selon des sources de ce ministère, il s’est agi  de prendre une série de mesures pour améliorer la performance et garantir le bien être des estivants, et ce d’autant plus que la préparation de la saison estivale avait été confiée à une commission nationale multisectorielle, comprenant le secteur du Tourisme, et présidée par le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire.

Lors de cette réunion, le ministre a appelé tout un chacun à contribuer à faire réussir cette saison en proposant des initiatives et en œuvrant à parfaire les réalisations, afin de réunir toutes les conditions de bien être aux touristes et aux estivants, relevant que l’année dernière avait connu une affluence remarquable de touristes étrangers de différentes nationalités, ayant enregistré l’entrée de 3,3 millions de touristes étrangers dont 1,1 million d’enfants de la communauté nationale à l’étranger. Et en cela, tout le monde est sur le pont. Toutes les wilayas sont concernées, car le tourisme n’est pas que balnéaire.

Des sources de ce ministère assurent que tous les walis ont été saisis pour éclaircir les zones d’ombre, faire le point de la situation et surtout résoudre les problèmes de capacités d’hébergement, de transports, de qualité des services offerts.

En matière de transport, Air Algérie a tracé un programme de vols supplémentaires, sur de principales destinations, à des prix étudiés. Il en est de même, pour la compagnie des chemins de fer (Sncf), qui a augmenté ses rotations.

S’agissant des capacités d’hébergement, le ministre a fait état de l’adoption de plus de 2.200 projets touristiques, dont 500 en cours de réalisation, avec la réception annuelle de 50 à 60 projets d’une capacité d’accueil de 6.000 lits, ce qui atteste que le nombre des structures touristiques augmente de manière encourageante, et contribue au renforcement et à la diversification du parc disponible.

Par ailleurs, les directeurs du Tourisme des différentes wilayas ont relevé «la nécessité de remédier à certaines lacunes» enregistrées lors la dernière saison estivale au niveau de certaines plages, à savoir l’insuffisance de l’éclairage public et de la propreté, ainsi que l’absence de structures commerciales et de moyens de transport.

Il a été question également de mettre l’accent sur la nécessité de prévoir des programmes culturels et de loisirs, outre, l’organisation des foires de l’artisanat pour attirer les touristes et les estivants, tout en soulignant l’impératif d’impliquer tous les acteurs dans la mise en place de plans de promotion et de communication pour améliorer la destination touristique Algérie. Pour que la destination « Algérie » soit prisée, des observateurs estiment que si l’infrastructure de base est développée, il n’en demeure pas moins, que le tourisme en Algérie prêche par un manque d’innovations. Ces mêmes observateurs, soulignent, qu’indéniablement l’Algérie souffre d’un manque de culture de tourisme et d‘innovation en matière de prestations d’activités. En effet beaucoup assurent que nos mentalités restent imprégnées des méthodes de gestions hiératiques de fonctionnariat, qui ont géré ce secteur. 

Il faudrait selon eux, s’adapter à une clientèle de plus en plus exigeante (même domestique), et offrir un programme qui corresponde à son souhait. Et de citer en exemple des activités nouvelles en fonction de l’environnement de l’espace occupé (centre de loisir, forets, campagne, désert). Par ailleurs, des spécialistes algériens du tourisme, mettent relief l’inadéquation entre la prestation et le prix. Le tourisme en Algérie, quel qui soit, reste relativement cher, en comparaison des services fournis. Et de préciser qu’en matière de services, le manque de formation est inadéquat. Les pouvoirs publics disent être conscients de ce problème, et affirment que des dispositions ont été prises en ce sens, avec des formations courtes et longues, plus adaptées.

Par Hadi Réda

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