Sonelgaz accélère son expansion en Afrique
En signant 28 mémorandums avec 18 pays africains, Sonelgaz accélère son expansion sur le continent et confirme son ambition de devenir un acteur énergétique majeur en Afrique. Ces accords élargissent le réseau de coopération du groupe, couvrant la production, la distribution, la formation et le transfert de technologies, plaçant ainsi l’Algérie au cœur des échanges énergétiques du continent.
Invité de la Radio nationale, Walid Kremia, directeur de la prospective et de la stratégie, a souligné que ces mémorandums traduisent « une vision africaine assumée, fondée sur le partage d’expertise, l’ingénierie et l’accompagnement technique ». Il a rappelé que Sonelgaz dispose désormais d’une offre complète, allant de la réalisation des réseaux électriques à la formation de cadres qualifiés, grâce à ses cinq écoles spécialisées. Cet engagement continental s’inscrit dans un contexte national renforcé : l’Algérie dispose d’une puissance installée de 26 000 MW et d’un excédent exportable d’environ 10 000 MW hors pointe.
« Nous avons atteint une phase de maturité énergétique qui nous permet non seulement de sécuriser le réseau national, mais aussi d’accompagner nos partenaires africains », a affirmé Djelloul Reboud, directeur général de Sonelgaz-Distribution. Les accords prévoient des projets conjoints, la modernisation des réseaux, des prestations d’ingénierie ainsi que l’installation d’équipements fabriqués en Algérie, comme les bornes de recharge pour véhicules électriques déjà exportées vers plusieurs pays européens. Pour Walid Kremia, « l’Afrique est un espace naturel de coopération pour Sonelgaz, et les besoins énergétiques du continent ouvrent des perspectives immensément porteuses ».
Parallèlement, l’Algérie s’apprête à franchir une étape majeure dans sa transition énergétique avec la mise en service de plus de 3 000 MW d’énergies renouvelables en 2026, essentiellement issus du solaire, dans le cadre du programme national de 15 000 MW. « C’est un tournant stratégique. Les capacités renouvelables deviennent réellement structurantes pour le système électrique national », a expliqué Walid Kremia. Près de 300 MW seront opérationnels avant la fin de l’année, le reste étant mis progressivement en service avant et après la pointe estivale 2026.
Pour Sonelgaz, l’enjeu est double : libérer une partie des 22 milliards de m³ de gaz naturel actuellement consommés annuellement pour produire de l’électricité, et renforcer l’excédent structurel qui permettra au pays de consolider ses exportations. « Nous avons atteint une maturité technique qui nous permet d’anticiper sereinement l’avenir. Le renforcement des renouvelables va réduire la pression sur notre parc thermique », a précisé Djelloul Reboud, insistant sur l’importance d’un réseau moderne et bien préparé pour accueillir ces nouvelles capacités.
Mise en service de plus de 3 000 MW d’énergies renouvelables l’année prochaine
Le taux de raccordement à l’électricité a dépassé 89 % à l’échelle nationale, marquant une étape majeure dans le développement énergétique. « Nous avons raccordé plus de 100 000 exploitations agricoles et assuré l’alimentation de nombreuses zones industrielles et rurales, contribuant ainsi directement à la sécurité alimentaire et à l’amélioration des conditions de vie des citoyens », a souligné le DG de Sonelgaz-Distribution. L’Algérie dispose désormais d’un excédent exportable d’environ 10 000 MW et continue de moderniser ses infrastructures : 1 665 postes et plus de 6 300 km de lignes réalisés en 2025, et 1 599 postes et 7 700 km supplémentaires prévus pour 2026.
Avec plus de 25 000 km de lignes de transport, 305 postes haute tension et 90 000 nouvelles lignes de distribution, Sonelgaz affiche un parc robuste et résilient, soutenu par des programmes de formation et 48 mémorandums internationaux, dont 22 en Afrique. En dépassant largement le seuil de 89 % de raccordement électrique, l’Algérie affirme sa volonté de devenir un acteur énergétique majeur, en garantissant un service public fiable et une transition vers des solutions plus durables et souveraines.
Par M. A.
