22/02/2024
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25 e réunion ministérielle du Forum GECF en Guinée Equatoriale

La situation du marché mondial du gaz au menu 

Les membres du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF), dont l’Algérie, vont se réunir, aujourd’hui mardi, en Guinée Equatoriale pour examiner la situation du marché mondial du gaz. Selon un communiqué du ministère de l’Energie, le ministre Mohamed Arkab prendra part aux travaux de cette 25e réunion ministérielle du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF).

Cette réunion qui se tiendra sous la présidence du ministre des Minéraux et des Hydrocarbures de la République de Guinée équatoriale, M. António Oboro Ondo, président de la réunion ministérielle du Forum des pays exportateurs de gaz 2023, verra également la participation du PDG de Sonatrach et des cadres du ministère.

Au cours de cette réunion, ajoute la même source, les ministres membres du Forum vont aborder la situation du marché mondial du gaz et ses perspectives à court, moyen et long terme, pour la sécurité et la stabilité de l’offre et la demande sur le marché international du gaz naturel.

L’événement penchera également sur les préparatifs en cours du 7e sommet des chefs d’Etat et du gouvernement qu’abrite l’Algérie en 2024.  «La 25ème Réunion ministérielle du Forum est l’occasion d’échanger des points de vue et d’explorer les voies et moyens de renforcer le Forum. C’est aussi l’occasion de réaffirmer le rôle crucial du gaz naturel comme catalyseur de la transition énergétique et du développement durable», lit-on dans le même communiqué.

Le Forum a été créé en 2001 et, en décembre 2008, lors de la huitième session informelle du Forum, qui s’est tenue à Moscou, il s’est transformé en une organisation intergouvernementale dont le siège est à Doha, dans l’État du Qatar.

Il comprend actuellement 19 États membres, dont l’Algérie, la Bolivie, l’Égypte, la Guinée équatoriale, l’Iran, la Libye, le Nigéria, le Qatar, la Russie, Trinité-et-Tobago et le Venezuela, ainsi que l’Angola, l’Azerbaïdjan, l’Irak, la Malaisie, le Mozambique, la Norvège, le Émirats arabes unis et Pérou en qualité d’observateurs. Ensemble, ils représentent 72 % des réserves mondiales prouvées du gaz naturel, 44 % de la production commercialisée, 56 % des exportations par pipeline et 52 % des exportations de gaz naturel liquéfié. Il est à rappeler que depuis le début de la guerre en Ukraine et l’entrée en vigueur des sanctions de l’UE contre la Russie, en réduisant leurs importations en gaz, les prix du gaz sur le marché mondial flambent. Ils ont enregistré des niveaux historiques près de 300 euros par mégawattheure, soit une hausse de plus de 300% par rapport aux prix d’avant la guerre.

L’Algérie qui reste un des fournisseurs fiables du gaz sur le marché européen n’a pas cessé d’appeler les pays consommateurs à investir dans le domaine de l’industrie gazière afin de répondre à forte la demande, tout en favorisant des contrats à long terme. Une chose que les Européens refusent d’y adhérer, en préférant les contrats à court terme et de s’orienter vers une transition énergétique (EnR). Une démarche qualifiée de précipitée et d’irréfléchie par les pays producteurs. D’ailleurs, suite à cela, les investissements dans le gaz et pétrole ont connu un net recul. L’OPEP estime que, cumulativement, les investissements nécessaires dans le secteur pétrolier d’ici 2045 s’élèveront à environ 12 600 milliards de dollars, les dépenses d’investissement dans l’exploration et la production de pétrole et de gaz – dites “en amont” – se taillant la part du lion (9 900 milliards de dollars). La majeure partie de ces investissements sera nécessaire dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), étant donné le coût relativement élevé du développement et de la production dans des régions telles que l’Amérique du Nord et la mer du Nord.  Une étude réalisée par Goldman Sachs en 2022 affirme qu’en raison des retards d’investissement dans les projets pétroliers et gaziers depuis 2014, le monde perdra 10 millions de barils par jour (soit une autre Arabie saoudite) et 3 millions de barils par jour d’équivalent pétrole en gaz naturel liquéfié (GNL) (soit un autre Qatar) d’ici 2024-25.  «Dans le secteur pétrolier et gazier en amont, l’industrie dépensait au sommet 900 milliards de dollars par an, qui ont atteint le creux de la vague à 300 milliards de dollars en 2020, soit une réduction des deux tiers de l’apex. … Nous avons épuisé toutes les capacités de réserve du système, et nous ne sommes plus en mesure de faire face à des ruptures d’approvisionnement comme celle à laquelle nous assistons actuellement en raison du conflit entre la Russie et l’Ukraine», avait averti la banque.

Par Sirine R

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