21/02/2024
NATIONAL

373 655 placements effectués en 2023

Le ministre du Travail, de l’emploi et de la sécurité sociale, Fayçal Bentaleb, a révélé, lundi, à Alger, que les placements dans le secteur économique ont enregistré un bon de  27% durant 2023, en passant de 293 912  en 2022 à 373 655 durant 2023. Il a précisé que 83% de ces placements ont été réalisées dans le secteur économique privé, en plus de l’intégration de plus d’un demi-million de bénéficiaires du dispositif d’insertion professionnelle et sociale, dont 69% de ces placements sont des jeunes de moins de 40 ans.

Lors de son allocution au lancement officiel du programme : «L’économie sociale et solidaire au service de l’insertion économique durable des jeunes et femmes entrepreneurs en Algérie», le ministre a rappelé au passage les différents programmes et démarches entreprises par le gouvernement pour diversification de l’économie, la création de la valeur ajoutée et surtout de l’emploi. Indiquant que la lutte contre le chômage est l’une des priorités du gouvernement. Des mesures importantes ont été prises dans ce sens afin de relancer l’activité économique dans le pays et de créer des emplois.

Selon le ministre, le président de la République accorde une grande importance à la préservation du système de sécurité sociale et à la réduction significative du chômage, en particulier parmi les jeunes et les femmes, conformément aux axes de son engagement 42 et 44 dans son programme présidentiel.

Bentaleb a rappelé que le président de la République a lancé un programme de développement des zones d’ombre dans le but d’améliorer les conditions de vie et de fournir les nécessités de base, réduisant les inégalités sociales et réalisant un développement équilibré. Cela devrait constituer, dira-t-il, une base pour renforcer les opportunités d’emploi et d’activité dans ces régions, en développant le système économique et solidaire qui complète les mesures adoptées par l’État depuis 2020, visant à insuffler une nouvelle dynamique dans l’économie nationale et à sa diversification. Il a été procédé, en premier lieu, à la révision des textes législatifs et réglementaires liés à la promotion de l’investissement et à la régulation de la gestion du foncier économique, la création de nouvelles mécanismes, et l’établissement d’incitations fiscales contribuant à la répartition équitable du développement, affirme le ministre.  De plus, plusieurs projets structurés et majeurs ont été lancés pour stimuler les activités économiques et créer des emplois, ajoute-t-il. En effet, toutes ces mesures ont donné de résultats.  

Le ministre a cité également le dernier dispositif, à savoir l’auto- entrepreneuriat, entrée en vigueur dès ce mois de janvier 2024 après le lancement de l’Agence nationale de l’auto-entrepreneur. Un dispositif sur lequel le gouvernement table pour booster l’entrepreneuriat  et réduire la pression sur la fonction publique. En plus d’une gamme d’incitations fiscales, le ministre a annoncé que cette catégorie bénéficiera d’un dispositif parafiscal, notamment la fixation d’une cotisation annuelle de 24 000 DA, exemptée de la règle générale pour cette catégorie, permettant de choisir entre cette exemption et le modèle de cotisation habituel, en contrepartie des avantages couverts par le régime national de sécurité sociale pour les non-salariés (Casnos). Par ailleurs, et dans le but d’encourager les travailleurs salariés à investir dans l’entrepreneuriat, il a été également décidé d’instaurer  le droit à un congé d’un an pour la création d’une entreprise.

En plus de l’engagement total de l’Algérie à atteindre les objectifs de développement durable des Nations Unies à l’horizon 2030, ces mesures incitatives contribueront, indique le ministre, à encourager l’entrepreneuriat et à créer un environnement propice au développement d’un système intégré et global pour l’économie sociale et solidaire.  En somme, ce programme, indique Bentaleb, vise à réaliser deux objectifs principaux, à savoir renforcer le système économique et solidaire en encadrant institutionnellement et en développant les capacités des organes publics concernés par ce système, ainsi que les structures de soutien aux niveaux national et local et soutenir les projets ayant un impact économique et social initiés par les jeunes et les femmes en particulier dans ce domaine, en fonction des besoins et des capacités de chaque région.

 Z R.

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