16/05/2026
ACTUFOIRE/SALON

26e Salon international de l’artisanat traditionnel: Plus de 300 artisans pour célébrer la créativité

Le 26e Salon international de l’artisanat traditionnel a ouvert dimanche ses portes au Palais de la culture Moufdi-Zakaria à Alger. Placée sous le thème « L’artisanat traditionnel algérien : héritage, authenticité et créativité artistique », cette édition qui se poursuivra jusqu’au 15 novembre prochain se veut à la fois un hommage à la richesse du savoir-faire algérien et une vitrine pour sa modernisation. Avec la participation de 334 artisans, dont 264 venus des 58 wilayas et 60 représentants de 12 pays amis, l’événement met en lumière un secteur où se conjuguent mémoire culturelle et ambition économique.

À travers cette nouvelle édition, Alger se transforme en capitale régionale du patrimoine vivant, où se côtoient authenticité, créativité et innovation. Abdelkrim Berki, directeur général de la Chambre nationale de l’artisanat et des métiers (CNAM), a souligné sur les ondes de la « Chaîne III » de la radio nationale l’importance symbolique de l’ouverture du Salon, qui coïncide avec la Journée nationale de l’artisan, célébrée le 9 novembre. « Nous sommes doublement heureux, car cette journée consacre à la fois la reconnaissance de nos artisans et le lancement d’un rendez-vous majeur qui valorise tout le potentiel de l’artisanat algérien», a-t-il déclaré. Selon lui, ce salon constitue « une vitrine exceptionnelle où l’artisanat national se confronte à la scène internationale, tout en affirmant son authenticité et sa diversité ».

Le programme de cette édition comprend trois journées d’étude consacrées respectivement au financement des artisans, à la protection du patrimoine artisanal et à la labellisation des produits nationaux. Abdelkrim Berki a insisté sur ce dernier point : « Il était nécessaire de protéger définitivement le produit algérien. Nous avons mis en place un label d’authenticité et de qualité, propre à chaque région, pour que nul ne puisse s’approprier nos créations». Parmi les produits emblématiques concernés figurent le tapis de Ghardaïa, la poterie de Béjaïa ou encore la dinanderie de Constantine, autant de symboles d’un patrimoine qu’il s’agit de préserver et de valoriser.

Le directeur général de la CNAM a également mis en avant les avancées enregistrées dans le secteur, notamment la numérisation de la carte d’artisan, désormais dotée d’un QR code assurant la traçabilité et la fiabilité des données. « Nous comptons aujourd’hui 470 266 artisans enregistrés à l’échelle nationale, ayant généré plus de 1,4 million d’emplois directs et contribué à hauteur de 400 milliards de dinars au PIB », a-t-il précisé, avant de rappeler que le ministère du Tourisme et de l’Artisanat ambitionne d’atteindre 700 000 artisans et 2 millions d’emplois d’ici 2030. De son côté, Azzedine Kali, directeur central au ministère chargé de l’artisanat, a mis en relief la dimension économique de ce secteur, qu’il a décrit comme « un pilier de stabilité sociale et un vecteur de développement local durable ». Il a rappelé que près de 470 000 activités artisanales sont recensées à travers les 58 wilayas, couvrant les domaines de la production, des services et de l’artisanat d’art. Selon lui, « chaque artisan fait vivre deux à trois autres personnes, ce qui confère à la filière un rôle essentiel dans la lutte contre le chômage et la valorisation du patrimoine national », a-t-il déclaré à la « Chaîne I » de la radio nationale, soulignant les efforts du ministère pour structurer et professionnaliser le secteur, notamment à travers la mise en place du label national d’authenticité « Fabriqué en Algérie », élaboré en partenariat avec l’INAPI et l’Institut algérien de normalisation (IANOR). 

Par Adem A.

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