14/05/2026
ACTUALITEFINANCE

Nouvelle réglementation de la COSOB : Les entreprises cotées face au défi de la transparence extra-financière

L’Algérie s’inscrit progressivement dans les standards internationaux en amorçant sa transition vers la transparence non financière. Ce tournant, porté à la fois par un cadre réglementaire plus exigeant et par une prise de conscience croissante des acteurs économiques, impose désormais aux entreprises cotées de nouvelles obligations en matière de reporting. Dans cette dynamique, la récente directive de la COSOB érige l’intégration des indicateurs ESG en levier essentiel pour renforcer la confiance des investisseurs et moderniser la gouvernance des entreprises.

C’est dans ce contexte que le « Café RSE », organisé par le cabinet TERENCE, a accueilli Nazim Sini, président du conseil scientifique de la COSOB et enseignant en macroéconomie, afin de décrypter les implications de cette nouvelle réglementation et ses répercussions sur la gouvernance des entreprises. Au centre des échanges figurait l’article 44, qui instaure une obligation inédite : à partir de 2027, les sociétés cotées devront publier des rapports extra-financiers intégrant les dimensions environnementales, sociales et de gouvernance (ESG).

Cette évolution marque un tournant dans l’évaluation de la performance des entreprises, désormais appréciée à l’aune de critères dépassant le seul cadre financier. Dans une déclaration à notre journal, Nazim Sini a mis en avant la portée stratégique de cette réforme. Selon lui, cette exigence vise à « renforcer la transparence, améliorer les systèmes de gouvernance et réaffirmer l’engagement social des entreprises », tout en valorisant les actions menées sur le plan environnemental.

Ce dispositif ne se limite pas à une obligation réglementaire. Il ouvre également des perspectives en matière de valorisation et de communication. « Il s’agit aussi de mieux communiquer auprès des investisseurs et des actionnaires, en mettant en avant les performances extra-financières », a-t-il précisé, soulignant l’importance croissante de ces informations dans l’évaluation globale des entreprises sur les marchés. Dans un environnement international où les critères ESG gagnent en importance, les entreprises algériennes sont ainsi appelées à conjuguer conformité réglementaire et renforcement de leur attractivité.

Organisés sous forme d’after-work, les Cafés RSE s’inscrivent dans une démarche de sensibilisation et de partage de bonnes pratiques. Ils constituent un espace d’échange entre acteurs publics et privés autour de thématiques concrètes telles que le reporting ESG, l’économie circulaire ou encore les normes ISO. L’objectif consiste à rendre la RSE plus accessible et à faciliter son appropriation par les entreprises locales. Pour Yassine Foudad, gérant du cabinet TERENCE, cette dynamique est appelée à se renforcer.

« Nous accompagnons cette évolution à travers différents formats, qu’il s’agisse de colloques, de formations ou de rencontres thématiques comme aujourd’hui », a-t-il indiqué. Il a également annoncé l’organisation prochaine de séminaires consacrés à l’économie circulaire et au reporting extra-financier, afin de préparer les entreprises à cette nouvelle étape.

Par S. R.

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