01/03/2024
ACTUNATIONAL

Agriculture: Anticiper la sécheresse et s’adapter à ses conséquences

SI l’Algérie est aux portes de la sécheresse et que même si le spectre du stress hydrique inquiète les céréaliculteurs, il n’en demeure  pas moins que ce problème n’est pas inéluctable en soi. Des mesures appropriées peuvent en atténuer  les conséquences. Avec le changement climatique, notre pays, n’est pas le seul à être confronté à ce problème. Beaucoup de pays ont su l’anticiper et prendre les mesures les plus idoines. L Algérie ne peut pas être en reste.

Beaucoup de pays donc, ont  pris des mesures pour parer à cette éventualité.  L’Algérie a fait de sa sécurité alimentaire une profession de foi. Mais avec le stress hydrique, qui pointe du nez et l’inquiétude des céréaliers, les pouvoirs publics  ont  pris la mesure de ce problème particulièrement pour les eaux d’irrigation, et édicté des règles et consignes à observer.

Pour pallier à ce manque (le plus possible) et aider au mieux les céréaliculteurs, la rationalisation et la bonne gestion de cette ressource, s’imposent d’elles mêmes. Des prévisionnistes météo disent que la prévision de la sécheresse s’appuie sur les suivis hydrologiques et météorologiques disponibles, mais reste difficile. Mais qu’il est aussi possible de favoriser les capacités naturelles des milieux à retenir l’eau. À moyen terme, l’adaptation au changement climatique semble indispensable face à des sécheresses qui deviendront de plus en plus fréquentes.

Assurer un suivi de situation hydrologique et météorologique

Les sécheresses sont difficiles à prévoir. Contrairement aux évènements climatiques soudains, le phénomène de sécheresse est très progressif. Au-delà de quelques jours, les prévisions météorologiques permettent seulement de connaître les tendances globales, mais pas les épisodes pluvieux, ni les volumes de précipitations. D’où la bonne gestion de cette ressource.

Le directeur général de l’Ecole nationale supérieure d’agronomie Hartani Tarik , lors de son passage chez nos confrères de la radio nationale s’est exprimé à ce sujet.

Pour l’expert s’agissant du manque d’eau, notamment à l’ouest du pays où l’on atteste déjà que la saison céréalière est compromise, il faut entrevoir cette question sur le moyen et le long terme, fait-il remarquer, car l’existence de l’eau est un facteur déterminant, mais la science permet en fait de prévoir des dispositifs adaptés à la lumière des prévisions pour les prochaines années et agir en conséquence.

Les problèmes du manque d’eau sont récurrents et des experts affirment  que l’Algérie est classée parmi les pays les plus déficitaires en eau. De part son appartenance à la zone géographique du ‘’Middle-Est and North Africa (MENA)’’ et la quasi-totalité de son territoire (87%) classé en zone désertique, sa pluviométrie moyenne annuelle varie de 1600 mm dans l’extrême nord-est à 12 mm à l’extrême sud-ouest. Néanmoins, la pluviométrie moyenne du territoire, toutes zones confondues n’est que de l’ordre de 89 mm. De ce fait, l’Algérie est classée parmi les 13 pays africains qui souffrent le plus du manque d’eau.

Il fait selon eux mobiliser entre 15 et 20 milliards de m3/an, tout en sachant que les potentialités du pays ne sont que de 17 milliards de m3/an et que la mobilisation actuelle n’est que de 5 à 6 milliards de m3/an.  Cette situation inquiète au plus haut point le secrétaire générale du Conseil national interprofessionnel de la filière céréalière (CNIFC), qui s est exprime chez nos confrères  et souligne que le manque de pluviométrie menace de compromettre la saison. En effet, pour lui, après les épisodes neigeux et pluvieux entre janvier et début février, aucune chute de pluie n’a été enregistrée durant les mois de mars et avril en cours, suscitant des inquiétudes quant au devenir des cultures céréalières au nord du pays.

Par Réda Hadi

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