Bid Round 2026 en Algérie: Plus de 50 compagnies internationales déjà inscrites
Deux mois après l’ouverture de la data room, l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (Alnaft) a enregistré déjà 53 inscriptions de groupes étrangers pour le nouvel appel à la concurrence portant sur sept blocs d’exploration-production. Un signal jugé encourageant pour la relance de l’amont pétrolier et gazier algérien.
En effet, depuis le lancement officiel du Bid Round 2026 en avril dernier, et l’ouverture de l’accès à la salle de données virtuelle (Virtual Data Room) qui a suivi, 53 sociétés pétrolières internationales se sont déjà enregistrées auprès d’Alnaft pour consulter les informations techniques relatives aux sept blocs mis en concurrence. Un niveau de mobilisation que l’agence présente comme le signe d’un regain d’attractivité du domaine minier algérien auprès des investisseurs.
Ce cycle d’attribution se distingue des précédents par plusieurs innovations réglementaires. Alnaft a notamment mis en place un « processus de nomination » des blocs, qui associe en amont les compagnies intéressées au choix des périmètres proposés, ainsi qu’un engagement à organiser des cycles d’appels d’offres plus fréquents et donc plus prévisibles. L’agence affiche l’ambition de bâtir une politique de licences plus lisible, pensée pour répondre aux attentes des majors internationales en matière de visibilité et de stabilité réglementaire.
Sept blocs, deux milliards de barils équivalent pétrole
Les périmètres mis aux enchères se situent dans les grands bassins producteurs du pays ( Ouargla, Illizi, Touggourt et El Bayadh) pour un potentiel évalué à près de deux milliards de barils équivalent pétrole. Certains blocs recèlent des découvertes déjà identifiées, d’autres présentent un potentiel d’exploration jugé prometteur. Leur proximité avec des infrastructures de production existantes constitue un argument supplémentaire pour des compagnies soucieuses de limiter les coûts de développement.
Il est à noter que le calendrier de cet appel d’offres coïncide avec une phase où les grands groupes pétroliers cherchent à sécuriser de nouveaux actifs en dehors des zones à risque géopolitique élevé, ce qui pourrait jouer en faveur de l’Algérie. Deux noms circulent déjà avec insistance à l’instar de le britannique BP, qui chercherait à revenir sur le marché algérien après en être sorti en 2024, et le norvégien Equinor, qui a exprimé son intérêt pour renforcer sa présence dans le pays à travers de nouveaux partenariats avec Sonatrach. D’autres grands groupes du secteur avaient également fait acte de présence à Alger lors du lancement de l’appel d’offres en avril.
Les compagnies disposent encore de plusieurs mois pour instruire les données mises à leur disposition avant le dépôt des offres, prévu en novembre. L’attribution des licences est quant à elle programmée pour janvier 2027. D’ici là, la véritable question reste de savoir si cet engouement affiché en amont se traduira par une concurrence réellement plus vive au moment du dépôt des offres, sachant que le cycle précédent, organisé en 2024, n’avait pas suscité une mobilisation comparable. Si la dynamique actuelle se confirme jusqu’à la clôture du processus, l’Algérie pourrait enregistrer un nombre de candidatures supérieur à celui de 2024, ouvrant une nouvelle étape pour le développement de son amont pétrolier et gazier.
Par Z R.
