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L’Algérie s’est classée au quatrième rang des principaux exportateurs africains de pétrole brut transporté par voie maritime durant les six premiers mois du conflit entre l’Iran et les États-Unis, avec une moyenne de 380 000 barils par jour. Cette position confirme le poids du pays parmi les principaux acteurs pétroliers du continent, dans un contexte pourtant marqué par une évolution contrastée des flux d’exportation africains.

L’Algérie figure ainsi parmi les cinq principaux exportateurs africains de pétrole brut sur la période allant de mars à août 2026, selon la plateforme spécialisée « Attaqa.net ». Avec sa moyenne de 380 000 barils par jour exportés par voie maritime, elle se place derrière la Libye, le Nigeria et l’Angola, et devant la République du Congo. Le classement est en effet dominé par la Libye et le Nigeria, qui affichent chacun une moyenne d’environ 1,20 million de barils par jour, suivis par l’Angola avec 1,02 million de barils par jour. L’Algérie occupe pour sa part la quatrième place, tandis que la République du Congo complète le Top 5 avec 260 000 barils par jour. Cette position s’inscrit dans une conjoncture pétrolière internationale particulièrement mouvante.

Les exportations maritimes des cinq principaux fournisseurs africains ont ainsi atteint une moyenne proche de 4 millions de barils par jour entre mars et août 2026, contre 4,26 millions de barils par jour sur la même période de 2025. Ce recul global tient principalement à l’évolution des volumes exportés par certains grands producteurs, notamment le Nigeria.

Pour l’Algérie, la moyenne de 380 000 barils par jour enregistrée durant la période étudiée représente un recul de 12 % par rapport aux quelque 430 000 barils par jour observés un an auparavant. Cette évolution doit cependant être appréciée à la lumière du contexte plus large du marché pétrolier et des contraintes qui pèsent sur l’ensemble des producteurs africains. Le classement met surtout en évidence la capacité de l’Algérie à maintenir sa présence parmi les principaux exportateurs de brut du continent : avec un volume nettement supérieur à celui de la République du Congo, elle conserve une position importante dans les échanges pétroliers africains. Cette performance s’inscrit par ailleurs dans une stratégie énergétique fondée sur la valorisation des ressources nationales et le maintien d’une présence régulière sur les marchés internationaux. Le pétrole brut demeure ainsi l’un des principaux produits énergétiques exportés par l’Algérie, aux côtés du gaz naturel et du gaz naturel liquéfié.

À l’échelle africaine, la période observée montre par ailleurs que les principaux producteurs n’ont pas enregistré de hausse généralisée de leurs exportations, malgré les tensions qui ont fortement perturbé les approvisionnements en provenance du Moyen-Orient. Les exportations moyen-orientales de brut ont en effet fortement diminué durant les six premiers mois du conflit, passant de 16,7 millions à 9,9 millions de barils par jour, selon le rapport.

Ce faible accroissement des exportations africaines s’explique notamment par l’absence de capacités de production excédentaires importantes chez plusieurs producteurs. Les infrastructures existantes et les niveaux de production des champs pétroliers limitent en effet la possibilité d’augmenter rapidement les volumes destinés aux marchés internationaux. Cette situation souligne du même coup l’importance des investissements dans l’amont pétrolier africain. L’Agence internationale de l’énergie avait d’ailleurs estimé que la capacité de production de pétrole brut des pays africains membres de l’Opep+ pourrait diminuer de 260 000 barils par jour d’ici 2030, pour atteindre environ 4,2 millions de barils par jour, en raison notamment du déclin naturel de certains champs et des besoins en investissements.

Dans ce contexte, les efforts engagés par plusieurs pays pour améliorer l’attractivité de leur secteur pétrolier devraient progressivement contribuer au renouvellement des capacités de production. L’Algérie fait ainsi partie des pays ayant récemment renforcé les conditions proposées aux compagnies étrangères, dans l’objectif de stimuler l’exploration, de développer de nouvelles réserves et de soutenir la production à moyen et long terme.

Par S. R.

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