14/04/2026
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Industrie pharmaceutique: Les importations de matières premières simplifiées

Une nouvelle mesure de simplification administrative vient d’être introduite au profit de l’industrie pharmaceutique nationale, avec la suppression de l’attestation de régulation pharmaceutique exigée lors des formalités de domiciliation bancaire pour l’importation de matières premières.

Dans une note adressée le 1er avril 2026 aux banques et établissements financiers, l’Association professionnelle des banques et des établissements financiers (ABEF) a annoncé officiellement la mise en œuvre de cette décision, prise sur instruction du ministère de l’Industrie pharmaceutique.

Selon ce document, cette mesure permet désormais aux opérateurs disposant de programmes d’importation d’effectuer directement leurs opérations, sans passer par cette formalité préalable, souvent source de délais supplémentaires dans le traitement des dossiers.

L’ABEF a ainsi instruit les banques de prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer l’application immédiate de cette décision, visant à fluidifier les procédures de domiciliation bancaire liées à l’importation de matières premières pharmaceutiques.

Cette simplification est perçue comme un signal fort en faveur de l’amélioration de l’efficacité opérationnelle du secteur. Elle devrait également contribuer à réduire significativement les délais de traitement des dossiers, tout en sécurisant l’accès aux intrants essentiels à la fabrication des médicaments, dans un contexte marqué par des tensions sur les chaînes d’approvisionnement à l’échelle internationale.

Dans ce cadre, le ministère de l’Industrie pharmaceutique a parallèlement mis en place une série de mesures visant à anticiper toute perturbation potentielle sur les marchés internationaux. Intervenant à tous les niveaux de la chaîne d’approvisionnement, de l’importation à la production et à la distribution, ces dispositions visent à garantir la disponibilité continue des médicaments sur le marché national, a indiqué à l’APS le chargé des études et de la synthèse au ministère, Redha Belkacemi.

Le ministère a notamment appelé les fabricants et importateurs à suivre avec rigueur l’évolution de l’approvisionnement en matières premières et à signaler sans délai toute difficulté susceptible d’impacter leurs programmes d’importation ou de livraison.

En cas de tension, des mécanismes de coordination intersectorielle sont activés, impliquant plusieurs départements ministériels, dont ceux du Commerce extérieur, des Finances et les Douanes, afin de faciliter les opérations d’approvisionnement.

Parmi les autres mesures prévues figurent la possibilité d’augmenter les capacités de production de certains médicaments alternatifs, d’anticiper les programmes d’importation ou encore de diversifier les sources d’approvisionnement, sous réserve du respect des procédures réglementaires en vigueur, notamment celles de l’Agence nationale des produits pharmaceutiques. Selon les responsables du secteur, ces dispositions sont d’autant plus cruciales que l’industrie pharmaceutique nationale, qui couvre plus de 80 % des besoins en médicaments, demeure dépendante de l’importation de matières premières.

Dans ce contexte, les autorités ont également ordonné la mise sur le marché des stocks de médicaments en situation de tension ou de pénurie, tout en déployant des commissions de contrôle pour veiller au respect de ces instructions. L’ensemble de ces mesures vise à renforcer la résilience du système pharmaceutique national, à garantir un approvisionnement régulier du marché et à assurer une prise en charge optimale des patients.

Par Reda Hadi

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