14/04/2026
ACTUALITENATIONAL

Dessalement de l’eau de mer: Vers 60 % des besoins couverts d’ici 2030

Le dessalement de l’eau de mer s’impose désormais comme un pilier central de la sécurité hydrique en Algérie. L’assistant du PDG de l’Algerian Desalination Company (ADC), a détaillé les avancées et les perspectives du secteur, à l’approche de la saison estivale.

En effet, la contribution du dessalement à l’alimentation en eau potable a fortement progressé, passant de 18 % à 42 % des besoins nationaux, avec une production atteignant 3,7 millions de m³ par jour. Une dynamique appelée à s’intensifier dans les prochaines années, a affirmé, Mouloud Hachlef dans une déclaration à la radio nationale “Chaine III”.

Depuis leur mise en service dans le cadre du programme complémentaire lancé en 2025, cinq méga-stations ont permis de produire plus de 370 millions de m³ d’eau potable, renforçant significativement l’approvisionnement des populations. À l’approche de l’été, ces installations fonctionneront à pleine capacité, après l’achèvement d’un programme national de maintenance préventive destiné à garantir leur performance et éviter toute panne en période de forte demande.

Cap sur un nouveau programme d’envergure

Autre annonce importante faite par l’intervenant. C’est le lancement d’un nouveau programme de six mégastations supplémentaires, pour une capacité globale de 1,8 million de m³/jour.

Trois projets prioritaires ont déjà été engagés respectivement à Tlemcen, Chlef et Mostaganem. Ces infrastructures, destinées également à alimenter les régions de l’intérieur, permettront de porter la production nationale à 5,7 millions de m³/jour d’ici 2030. Objectif affiché : assurer 60 % des besoins en eau potable grâce au dessalement.

Par ailleurs, l’ADC accorde une grande importance à la maintenance préventive, dans un contexte où les stations fonctionnent en continu. Ces opérations, programmées en coordination avec l’Algérienne des eaux, visent à préserver des investissements pouvant atteindre 420 millions de dollars par unité. Mouloud Hachlef a également mis en garde contre les effets de la pollution marine et de la forte turbidité, susceptibles d’entraîner l’arrêt automatique des stations afin de protéger les équipements.

Sur le plan industriel, le secteur a enregistré, indique-t-il, une montée en puissance des compétences locales. Aujourd’hui, les stations sont majoritairement exploitées par des ingénieurs et techniciens algériens, avec un taux d’intégration nationale d’environ 30 %.

L’objectif est désormais de développer une production locale d’équipements stratégiques, notamment les membranes, grâce à des partenariats internationaux. Enfin, la société travaille sur des solutions adaptées aux régions sahariennes, avec des unités mobiles alimentées à l’énergie solaire. Ces installations pourraient produire entre 1 000 et 50 000 m³/jour, afin de répondre aux besoins en eau potable et soutenir l’agriculture.

Synthèse Z R.

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