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L’Algérie confirme la bonne tenue de sa production gazière en 2026. Le pays a en effet produit 62,621 milliards de m³ de gaz naturel durant les sept premiers mois de l’année, en hausse de 4 % par rapport aux 60,184 milliards de m³ enregistrés sur la même période de 2025. Cette progression intervient dans un contexte marqué par une demande intérieure soutenue, notamment de la part du secteur électrique.

La production gazière algérienne a ainsi atteint 8,612 milliards de m³ en juillet dernier, soit une progression de 3 % sur un an. Après un léger recul de 0,4 % en juin, à 8,168 milliards de m³, elle a donc renoué avec une évolution positive, d’après la plateforme spécialisée « Attaqa.net ». Sur les sept premiers mois de l’année, janvier a enregistré le niveau mensuel le plus élevé, avec 10,437 milliards de m³, suivi de mars avec 9,669 milliards, puis de février avec 8,946 milliards. La production s’est ensuite établie à 8,447 milliards de m³ en avril, 8,342 milliards en mai, 8,168 milliards en juin et 8,612 milliards en juillet.

Cette performance intervient alors que la consommation nationale de gaz connaît, elle aussi, une hausse. Sur les sept premiers mois de 2026, elle a progressé de près de 7 %, passant de 30,942 à 33,149 milliards de m³. Cette hausse a été particulièrement marquée en juillet, avec une consommation de 4,657 milliards de m³, en progression de 12,6 % sur un an. Le secteur de la production d’électricité concentre d’ailleurs une part importante de cette demande : il a consommé 3,208 milliards de m³ en juillet, soit 69 % de la consommation nationale du mois et près du double du niveau enregistré un an auparavant, à 1,606 milliard de m³. Cette évolution accompagne une forte augmentation de la demande électrique durant la période estivale. La pointe de consommation d’électricité a ainsi atteint près de 21 400 MW le 13 juillet, avant de dépasser ce niveau le 19 août, à 21 828 MW.

La progression de la consommation intérieure s’est par ailleurs accompagnée d’une baisse des exportations gazières en juillet. Celles-ci ont reculé de plus de 5 % sur un an, à 3,764 milliards de m³, contre 3,971 milliards de m³ en juillet 2025. Les exportations par gazoduc ont toutefois progressé, atteignant 3,184 milliards de m³ contre 2,938 milliards un an auparavant, tandis que les exportations de gaz naturel liquéfié ont diminué à 580 millions de m³, contre 1,032 milliard de m³ en juillet 2025. En août, les exportations de GNL sont d’ailleurs restées à un niveau relativement bas, avec 0,45 million de tonnes, soit environ 612 millions de m³.

Les cargaisons de GNL algérien expédiées ce mois-là ont notamment été destinées à quatre marchés européens : la Turquie, avec 211 000 tonnes, l’Italie avec 108 000 tonnes, la France avec 99 000 tonnes et l’Espagne avec 32 000 tonnes. Parallèlement, de nouvelles perspectives commerciales se dessinent en dehors du marché européen. Le Bangladesh négocie ainsi avec l’Algérie l’achat potentiel de dix cargaisons de GNL par an, dans le cadre d’un contrat de court terme. Les discussions portent encore sur les prix, les calendriers de livraison et les conditions de fourniture. Les chiffres des sept premiers mois montrent ainsi une progression simultanée de la production et de la consommation gazières.

Avec plus de 62 milliards de m³ produits depuis le début de l’année, l’Algérie dispose d’une production en hausse, alors même que l’utilisation du gaz par le marché intérieur progresse sous l’effet notamment de la demande électrique. Cette évolution met en évidence le double enjeu de la politique gazière nationale : maintenir un niveau de production permettant de répondre à l’augmentation des besoins domestiques, tout en préservant les capacités d’exportation, notamment de gaz naturel liquéfié et de gaz acheminé par gazoduc.

Par S R.

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