21/02/2024
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L’Algérie œuvre à augmenter sa production en gaz

Le ministre de l’Energie et des Mines, Mohamed Arkab, a souligné, dimanche, depuis Ghardaïa, que l’Algérie œuvre pour l’augmentation de ses capacités de production  en hydrocarbures, notamment en gaz naturel. Indiquant que plusieurs chams gaziers ont été mis déjà en production en 2023, le ministre a précisé, indique un communique de son département, que de nouveaux puits seront réalisés au niveau de la wilaya de Ghardaïa.

 À titre illustratif, le programme de forage dans cette zone au cours de l’année en cours comprend 12 puits de développement, 4 pour reconstituer les réserves et 7 puits d’exploration, selon un exposé présenté au ministre ayant visité la machine de forage ENF-56 du puits d’hydrocarbures liquides « CENZ-9» sis à la commune Bounoura à Ghardaïa. Il s’agit, précise -t-on, du deuxième puits réalisé dans la Wilaya de Ghardaïa et il a été lancé le 10 janvier 2024 par ENAFOR. « L’Algérie cherche toujours à développer ses capacités de production à partir de nouveaux gisements. Plusieurs champs ont déjà été mis en production au cours de l’année 2023, notamment le gaz naturel. Une mise en service qui permet à l’Algérie d’améliorer nos capacités de production de gaz pour répondre aux besoins nationaux et à l’exportation», a déclaré le ministre.

Donc, l’Algérie est la bonne voie pour la reconstitution de ses réserves et l’augmentation de la production nationale en gaz afin de répondre d’une part à la demande locale, en croissance de 7% annuellement et d’autres part, augmenter les exportations en gaz. Le ministre de l’energie avait déclaré auparavant qu’avec l’entrée en production de nouveaux gisements gaziers durant 2023, la production nationale sera augmentée de 4 milliards m3. Ainsi, avec la mise en place du programme des EnR visant la production de 15 000 Mw d’électricité via le solaire, l’Algérie économisera quelque 8 milliards m3 de gaz et qui seront mises sur le marché international.

13 millions de tonnes du gaz exportés en 2023

En 2023, l’Algérie a connu une performance exceptionnelle dans ses exportations de gaz naturel liquéfié, consolidant sa position de « fournisseur fiable » et faisant d’elle le plus grand exportateur de ce matériau en Afrique. Un rapport de l’Organisation des pays arabes exportateurs de pétrole (OPAEP), publié hier dimanche, indique que l’Algérie a dépassé le Nigeria, avec un taux de croissance de ces exportations étant le plus élevé du monde arabe.

Le rapport, que l’organisation a publié sur son site Internet intitulé « L’évolution du gaz naturel liquéfié et de l’hydrogène sur une base trimestrielle et l’état de l’industrie pour l’année 2023 », indique que « les exportations algériennes de gaz liquéfié ont enregistré une performance exceptionnelle au cours de l’année écoulée  grâce à une nette croissance par rapport aux taux de 2022. Elle a également réussi à commercialiser sa production à un moment où les pays de l’Union européenne cherchent à diversifier leurs sources d’approvisionnement».

Les exportations totales de gaz naturel liquéfié de l’Algérie au cours de l’année 2023, indique le rapport, se sont élevées à environ 13 millions de tonnes, soit le taux le plus élevé de ces exportations depuis 2010, contre 10,2 millions de tonnes au cours de l’année 2022, ce qui représente « une croissance annuelle ». «Le taux de croissance est de 26,1%, ce qui est le taux de croissance le plus élevé et le seul dans les pays arabes au cours de l’année 2023».

Ainsi, l’Algérie a pu au cours de l’année écoulée – poursuit l’OPEPC dans son rapport – « occuper la première place en Afrique en tant que plus grand exportateur de gaz naturel liquéfié pour la première fois depuis 2010, dépassant le Nigéria qui occupe cette position depuis une décennie».

Selon la même source, la Turquie arrive en tête de la liste des pays importateurs de gaz naturel liquéfié d’Algérie, avec environ 4,3 millions de tonnes, au-delà des obligations contractuelles entre les deux parties, qui s’élèvent à 3,2 millions de tonnes par an, ce qui confirme la position de l’Algérie en tant que fournisseur agréé au marché turc.

La liste des principaux importateurs algériens comprenait également la France, qui arrive en deuxième position avec un total de 3,2 millions de tonnes, l’Italie en troisième place avec un total de 1,8 million de tonnes, l’Espagne en quatrième place avec un total de 1,4 million de tonnes, tandis que la Chine s’est classé cinquième avec un total de 0,4 million de tonnes, ajoute l’organisation nationale Arab Petroleum Exporting Company.

Le rapport note également que l’Algérie fait partie «des pays qui jouissent de relations stratégiques avec leurs clients européens, et d’une grande fiabilité qui s’étend depuis des décennies dans la fourniture de gaz, qu’il s’agisse de gaz naturel liquéfié ou de gaz par gazoducs, grâce aux infrastructures d’exportation dont elle dispose, que ce soit des stations de liquéfaction à Skikda et Arzew à Oran, ou des pipelines le reliant au marché européen, comme l’Italie et l’Espagne».

Par Sirine R

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