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L’économie algérienne continue d’afficher une dynamique de croissance soutenue, portée notamment par les investissements publics et une progression régulière de l’activité hors hydrocarbures. Dans son dernier rapport consacré à l’Algérie, le Fonds monétaire international (FMI) table sur une croissance de 3,8 % en 2026, après 3,9 % en 2025 et 3,7 % en 2024.

Cette évolution s’accompagne d’une accélération de l’activité hors hydrocarbures, l’un des principaux indicateurs des efforts engagés en faveur de la diversification de l’économie nationale : ce segment, qui a progressé de 4,3 % en 2025, devrait maintenir un rythme de croissance de 4 % en 2026, confirmant ainsi la contribution croissante des activités non liées aux hydrocarbures à la dynamique économique du pays. Sur le plan extérieur, le FMI anticipe une évolution favorable des échanges commerciaux.

Les exportations devraient représenter 19,3 % du PIB en 2026, contre 15,8 % en 2025, une progression qui s’explique notamment par la hausse des cours des hydrocarbures. Les importations, quant à elles, devraient poursuivre leur repli, passant de 21,9 % du PIB en 2025 à 18,5 % en 2026. Cette évolution des échanges intervient alors que les autorités cherchent à préserver les équilibres financiers tout en maintenant l’effort d’investissement ; le rapport souligne d’ailleurs que le déficit budgétaire a pu être atténué en 2025 grâce à des versements exceptionnels de dividendes des entreprises publiques et de la Banque d’Algérie.

Le FMI relève également plusieurs signaux positifs concernant le secteur bancaire, dont les établissements affichent une rentabilité satisfaisante, des niveaux de liquidité adéquats et une capitalisation solide, autant d’éléments essentiels à la stabilité du système financier et à sa capacité à accompagner l’activité économique. L’institution met en avant les réformes engagées dans ce secteur, notamment le renforcement de la supervision bancaire, l’amélioration de la gouvernance des banques publiques et la mise en place de mécanismes de gestion des crises, autant d’avancées qui s’inscrivent dans la modernisation du système financier national.

Le Fonds souligne enfin la sortie de l’Algérie de la liste des juridictions sous surveillance renforcée du Groupe d’action financière (GAFI), saluant la rapidité des efforts déployés par les autorités pour y parvenir. Cette évolution renforce la conformité du système financier national aux standards internationaux en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

La consolidation des réformes préconisée

Le Conseil d’administration du FMI relève plusieurs évolutions positives de l’économie algérienne et encourage les autorités à capitaliser sur cette dynamique pour consolider les équilibres macroéconomiques. Il considère la hausse des cours des hydrocarbures comme une occasion de reconstituer les marges de manœuvre budgétaires, tout en recommandant d’accroître les recettes hors hydrocarbures et d’améliorer l’efficacité des investissements publics. Il préconise également une réforme progressive des subventions énergétiques, accompagnée de mesures ciblées en faveur des ménages modestes.

Sur le plan monétaire, le Fonds recommande de renforcer l’indépendance opérationnelle de la Banque d’Algérie, de préserver la stabilité des prix et de limiter le financement direct du Trésor par la banque centrale aux seules situations exceptionnelles. Une plus grande flexibilité du dinar est par ailleurs préconisée afin de mieux absorber les chocs extérieurs et de réduire l’écart avec le marché parallèle. Le secteur bancaire demeure, selon l’institution, un point d’appui important, les banques algériennes étant considérées comme bien capitalisées, suffisamment liquides et rentables ; des efforts restent toutefois nécessaires pour réduire les risques liés aux créances non performantes et aux liens entre banques publiques et entreprises d’État. Les administrateurs ont salué à cet égard le retrait rapide de l’Algérie de la liste de surveillance du GAFI, une avancée saluée en matière de conformité financière internationale.

Sur le plan structurel, le FMI encourage enfin la poursuite de la diversification économique, à travers la facilitation du développement du secteur privé, la réduction des contraintes réglementaires et le poids de l’informel, ainsi que le renforcement de la gouvernance et de l’intégration commerciale avec les marchés africains et européens.

Par Selma R.

L’auteur

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La rédaction des Enjeux Eco couvre l’actualité économique nationale et internationale.

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