L’Algérie et le Niger veulent renforcer leur coopération dans le domaine des hydrocarbures. Le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, est depuis lundi à Niamey pour une visite de travail de deux jours. Chargé par le président de la République, Arkab discutera avec les responsables du Niger du renforcement du partenariat énergétique entre les deux pays.

Accompagné du président-directeur général de Sonatrach, Nourredine Daoudi, du vice-président-directeur général du groupe chargé de l’activité raffinage et pétrochimie, ainsi que du directeur général de Sonatrach International Exploration and Production (SIPEX), en plus de plusieurs cadres du secteur, Mohamed Arkab aura plusieurs entretiens avec de hauts responsables nigériens. En effet, cette visite s’inscrit dans le prolongement de la dynamique que connaissent les relations algéro-nigériennes, particulièrement dans le domaine des hydrocarbures. Elle vise notamment à assurer le suivi des projets communs et à examiner les perspectives de leur développement, dans un contexte où l’Algérie entend renforcer sa présence énergétique en Afrique.
Au cœur de cette visite figure le gazoduc transsaharien (TSGP), projet stratégique associant l’Algérie, le Niger et le Nigeria. Les discussions porteront notamment sur l’état d’avancement de ce projet destiné à renforcer l’intégration énergétique régionale et à développer les infrastructures gazières sur le continent africain. L’Algérie a entamé, en juin 2026, les travaux de réalisation du tronçon algérien du TSGP, tandis que les préparatifs et les études relatifs à la partie située sur le territoire nigérien se poursuivent. Le suivi de ce volet constituera ainsi l’un des principaux axes de la mission de Mohamed Arkab.
Sonatrach renforce son activité au Niger
La coopération énergétique algéro-nigérienne ne se limite toutefois pas au TSGP. La délégation algérienne suivra également les développements du projet de recherche et d’exploration conduit par Sonatrach en partenariat avec la société nationale nigérienne de pétrole Sonidep au niveau du bloc de Kafra. La visite permettra aussi de poursuivre l’évaluation de nouveaux blocs pétroliers au Niger, notamment le bloc de Bilma, ouvrant ainsi la voie à de nouvelles perspectives de coopération dans l’exploration et la production d’hydrocarbures.
Le raffinage et la pétrochimie occuperont également une place importante dans les discussions. Les deux parties examineront notamment l’état d’avancement des travaux de maintenance majeure de la raffinerie de Zinder, dans le cadre du renforcement de l’expertise et de l’accompagnement algériens dans ce domaine.
Outre le suivi des projets en cours, les entretiens de Mohamed Arkab avec les responsables nigériens devront permettre d’examiner les moyens de renforcer la coopération bilatérale, de multiplier les partenariats entre les institutions et organismes spécialisés des deux pays et d’élargir les domaines d’intervention.
Cette démarche traduit la volonté de l’Algérie de consolider son partenariat énergétique avec le Niger, en s’appuyant notamment sur l’expertise de Sonatrach dans l’exploration, la production, le raffinage et la pétrochimie. À travers le TSGP, les activités d’exploration et les projets dans le raffinage, Alger cherche ainsi à inscrire sa coopération avec Niamey dans une approche plus large de développement des infrastructures énergétiques africaines et de valorisation des ressources du continent.
Par Z R.



