21/02/2024
AGRICULTURE/PÊCHE

Pêche: Vers l’autorisation d’importation de moteurs marins moins de 5 ans

Actuellement, la flottille de pêche nationale est constituée de 6052 unités de pêche, d’une moyenne d’âge de 20 ans, dont 42 % des navires sont inactifs, pour différentes causes, principalement des pannes de moteurs, provoquant une baisse de la production et mettant en péril les sources de revenu des pêcheurs.

De ce fait, dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’actions du Gouvernement, visant à promouvoir l’activité de la pêche, notamment la réhabilitation de la flottille nationale. Et conscient du potentiel de développement de ce secteur et, de surcroît, de sa contribution à la diversification de l’économie du pays, et pour la mise en œuvre des instructions de Monsieur le Président de la République émises lors du conseil des ministres tenu en date du 30 avril 2023, le ministère de la Pêche et des Productions Halieutiques a proposé une nouvelle mesure portant sur l’autorisation d’importation de moteurs marins usagés de type « inboard » , ne dépassant pas cinq (05) ans d’usage au profit des professionnels de la pêche et de l’aquaculture et ce une fois tous les (05) cinq ans.

«Art. 91.- Nonobstant les dispositions réglementaires en vigueur, il est autorisé le dédouanement une fois tous les cinq (05) ans, pour la mise en consommation, à l’état usagé, les moteurs pour la propulsion de bateaux de type « inboard » relevant des sous-positions tarifaires 8407.29.91.00, 8407.29.92.00, 8408.10.91.00, 8408.10.92.00, 8408.10.93.00, 8408.10.94.00, 8408.10.95.00, 8408.10.96.00, 8408.10.97.00, 8408.10.98.00, 8408.10.99.00, de moins de (05) ans, au profit des propriétaires et /ou armateurs des navires de pêche et d’aquaculture», lit-on dans le PLF 2024, dont nous détenons une copie.  Afin de soutenir cette catégorie et particulièrement ceux n’ayant pas les capacités pour l’acquisition des moteurs à l’état neuf, aussi vu les raisons suivantes : « L’absence d’une industrie nationale dans ce domaine ; Le cout excessif de certaines pièces de rechange de moteurs marins soit par voie d’importation ou achat sur le marché national ; Le coût exorbitant des moteurs marins à l’état neuf».

Aussi, il y a lieu de signaler que le stock halieutique est en diminution sur toute la zone côtière de la mer Méditerranée, cette situation a incité beaucoup de pays méditerranéens à réduire leurs effort de pêche par la radiation d’une grande partie des navires de pêche côtière, et mettant leurs moteurs marins sur le marché avec des prix compétitifs.

De ce fait, « l’importation de ces derniers s’avère une bonne alternative pour le remplacement des moteurs ayant subi des pannes dont les réparations reviennent couteuses, et qui permettra la réhabilitation de la flottille de pêche existante».

De ce qui précède, l’inscription de cette mesure est d’une grande importance, de par sa contribution à relancer les activités de pêche et l’aquaculture, notamment les navires confrontés aux problèmes de pannes de moteurs, et par conséquent, à la croissance de la production et des rémunérations.  Les modalités d’application de cette mesure, seront définies par arrêté conjoint (finances –pêche), précise la même source.

S T.

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