16/04/2024
ENERGIE

Production d’hydrogène vert: L’Algérie ambitionne d’être leader en 2050

La forte dépendance de l’Algérie aux hydrocarbures, qui représentent 93,6% des recettes d’exportation et environ 50% du budget de l’État, a jusque-là empêché le pays d’exploiter son énorme potentiel dans le domaine des énergies renouvelables. L’Algérie prévoit désormais des investissements massifs sur les segments de l’hydrogène vert et de l’énergie solaire à hauteur de 20 à 25 milliards USD dans l’hydrogène vert, d’ici 2040

Ces investissements visent à développer la filière de l’hydrogène vert afin d’apporter des solutions énergétiques complémentaires.

Le directeur Hydrogène et Energies alternatives au Commissariat des énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique, qui s’exprimait hier chez nos confères  de la Radio a affirmait que  l’Algérie peut produire un million de tonnes d’hydrogène vert à l’horizon 2040  qu’elle disposait des meilleurs atouts dans le bassin méditerranéen pour la production d’énergies renouvelables dont l’hydrogène vert dont elle est en mesure de mettre sur le marché jusqu’à un million de tonnes à l’horizon 2040.

En cela notre pays dispose donc de la disponibilité des infrastructures de transport, de la ressource humaine qualifiée et de l’expérience dans la liquéfaction du gaz naturel pour la production de l’hydrogène vert, d’une longue façade maritime pouvant abriter des stations de dessalement de l’eau de mer qui servira à la production de l’hydrogène vert, ainsi que tout un réseau d’université et de centres de recherches dédié au secteur.

Dans le détail, ce sont là des objectifs déjà tracés dans la feuille de route adoptée en Conseil des ministres et qui se décline en trois phases : 2023-2030 pour la production de l’hydrogène vert, 2030-2040 pour son exportation, et 2040-2050 pour que l’Algérie prenne sa place parmi les pays leaders mondiaux pour la production et de l’hydrogène vert.

La Sonatrach avait signé, en décembre 2022, un accord avec le groupe énergétique allemand VNG AG pour construire des usines d’hydrogène et d’ammoniac verts en Algérie, en se basant notamment sur l’énorme potentiel du pays dans le domaine des énergies renouvelables.

Dans les faits, tous s’accordent à dire que Algérie  dotée d’un important potentiel solaire, est bien placée pour produire l’hydrogène vert à des couts très compétitifs

Le Gouvernement Algérien a inscrit, dans le cadre de son plan de relance économique, la transition énergétique vers les énergies nouvelles et renouvelables comme axe prioritaire, dans un objectif de croissance « verte » par le recours aux technologies énergétiques innovantes et digitalisées.

Il faut rappeler que plusieurs études réalisées par le Centre de développement des énergies renouvelables (CDER) et par d’autres organismes nationaux et internationaux montraient clairement les atouts « très intéressants » sur lesquels l’Algérie peut s’appuyer sur la transition vers l’hydrogène, notamment vert, comme vecteur d’énergie propre.

Selon un rapport publié en septembre 2022 par la fondation allemande Friedrich-Ebert. les capacités algériennes sont en phase de satisfaire déjà le marché européen et par extension le marché mondial.

Le Gouvernement Algérien a inscrit, dans le cadre de son plan de relance économique, la transition énergétique vers les énergies nouvelles et renouvelables comme axe prioritaire, dans un objectif de croissance « verte » par le recours aux technologies énergétiques innovantes et digitalisées.

Par Reda Hadi

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