17/06/2024
ACTUALITENATIONAL

Une plate-forme numérique « NARACOM » lancée

L’Etat déterminé à éradiquer la corruption

Le Réseau algérien de transparence Naracom a été lancé officiellement, lundi à Alger, en tant que nouveau mécanisme visant à activer le rôle de la société civile et à renforcer son efficacité en matière de prévention et de lutte contre la corruption.

L’annonce de la création de ce réseau et le lancement officiel de sa plate-forme numérique, ont eu lieu lors d’ «une journée nationale » organisée, à l’Institut supérieur de la gestion et de la planification (ISGP) de Bordj El Kiffan, par la Haute autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption, en collaboration avec le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire et en coordination avec l’Observatoire national de la société civile (ONSC).

Dans son discours d’ouverture, Mme Mesrati a rappelé que la lutte contre la corruption, certes est de la responsabilité de l’Etat, toutefois cet acte nécessite l’engagement de tous les acteurs de la société civile qui demeurent des partenaires actifs dans ce processus de prévention contre la corruption.

La même responsable rappelle que le rôle de ce réseau se limite à la sensibilisation, l’information, la formation et la diffusion d’une culture de rejet de la corruption en faisant connaître les problèmes et les crimes de corruption. Par ailleurs, ce réseau interactif est d’une grande fiabilité, assure Mme Mesrati, car il constitue un front interne uni dans la lutte contre la corruption.

Pour sa part, le ministre de l’Intérieur, Brahim Merad, a renouvelé l’engagement des pouvoirs publics pour l’éradication du fléau de la corruption. Il a assuré que le fléau de la corruption pourrait perturber la mise en place et le bon fonctionnement des réformes menées par les pouvoirs publics dans l’ensemble des domaines : « Il est impératif aujourd’hui de doubler les efforts de l’ensemble des intervenants pour combattre ce fléau négatif dans un cadre coordonné et organisé et aussi à travers l’encouragement de la culture de la dénonciation » a-t-il déclaré.

Il a indiqué que des instructions ont été données aux walis pour combattre la corruption administrative et l’amélioration du service public. « Le ministère de l’Intérieur travaille en collaboration avec la haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption pour la concrétisation de l’obligation de la déclaration du patrimoine pour les cadres nommés et les élus…Nous allons poursuivre nos efforts pour accompagner l’ensemble des initiatives de lutte contre la corruption » a-t-il ajouté.

Le réseau algérien Narakom se veut un mécanisme supplémentaire d’un système intégré mis en place par les hautes autorités du pays pour la prévention et la lutte contre la corruption. Il se charge, dans ce cadre, du réseautage entre les acteurs de la société civile à travers « une plateforme numérique » en coordination avec la haute autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption afin de promouvoir la transparence et l’intégrité au sein des collectivités ciblées concernées par l’exécution des politiques publiques.

Naracom a entre autres missions d’encourager la participation de la société civile et les médias à la prévention et à la lutte contre la corruption, de sensibiliser sur les risques et les effets néfastes de la corruption sur la société, de former et de mettre à niveau les compétences des formateurs en la matière, et de mener des enquêtes pour évaluer les degrés de perception de la corruption.

Par Slimane T.

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