Algérie–Royaume-Uni : 2,77 milliards de dollars d’échanges commerciaux en 2025
Les relations économiques entre Algérie et le Royaume-Uni confirment leur dynamique ascendante. En 2025, le volume global des échanges commerciaux entre les deux pays a atteint environ 2,77 milliards de dollars, selon les données de « Comtrade ». Une performance qui traduit à la fois le renforcement des flux bilatéraux et la consolidation de la position de l’Algérie en tant que fournisseur énergétique stratégique.

Les expéditions algériennes vers le marché britannique ont franchi le seuil des 2,25 milliards de dollars, alors que les achats en provenance du Royaume-Uni se sont établis à environ 518,6 millions de dollars. Cette configuration génère un excédent commercial de 1,73 milliard de dollars, mettant en lumière un déséquilibre structurel porté par la prédominance du secteur énergétique. En effet, les hydrocarbures et leurs dérivés captent à eux seuls près de 2 milliards de dollars du volume global, avec le pétrole brut en tête des ventes pour une valeur de 1,34 milliard de dollars. Ce flux est complété par le gaz de pétrole et les produits gazeux, dont le montant s’élève à 331,85 millions de dollars, ainsi que par les huiles pétrolières pour 330,59 millions de dollars. Une telle concentration confirme la dépendance persistante du commerce extérieur à la rente fossile, particulièrement marquée dans les échanges avec les partenaires européens.
En parallèle, les importations algériennes en provenance du Royaume-Uni se caractérisent par une diversification notable. Elles couvrent principalement les équipements industriels et les machines, pour un montant de 141,85 millions de dollars, ainsi que les véhicules (136,19 millions de dollars). Le secteur pharmaceutique figure également parmi les postes significatifs, avec des importations évaluées à 54,78 millions de dollars. À cela s’ajoutent les appareils optiques et médicaux (38,09 millions de dollars), les produits alimentaires et laitiers (32,20 millions de dollars), ainsi que les équipements électroniques et électriques, sans oublier les produits chimiques, plastiques, engrais et caoutchouc.
Malgré cette intensification des échanges, leur poids relatif dans le commerce global du Royaume-Uni demeure limité. Les exportations britanniques vers l’Algérie ne représentent qu’environ 0,96 % de ses exportations totales, tandis que ses importations en provenance de l’Algérie n’atteignent que 0,24 % de ses importations globales. Ce constat souligne que, si la relation commerciale bilatérale est significative à l’échelle des deux partenaires, elle reste marginale dans la structure globale des échanges britanniques.
Au final, l’année 2025 confirme une tendance à la hausse des échanges entre Alger et Londres, portée essentiellement par les exportations énergétiques algériennes. Toutefois, cette configuration met en évidence un double enjeu : pour l’Algérie, celui de diversifier davantage ses exportations afin de réduire sa dépendance aux hydrocarbures ; et pour le Royaume-Uni, celui de renforcer sa présence sur un marché encore sous-exploité, malgré son potentiel.
Par S. R.
