15/08/2026
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Hydraulique: Vers une gestion plus moderne et sécurisée de l’eau

Diversification des ressources, renforcement des capacités de stockage, réhabilitation des réseaux, numérisation de la gestion et valorisation des eaux non conventionnelles : le secteur de l’Hydraulique accélère sa transformation pour améliorer la sécurité de l’alimentation en eau potable et la qualité du service public.

En effet, le département de Lounès Bouzegza s’engage dans une nouvelle étape de modernisation, articulée autour d’une meilleure mobilisation des ressources et d’une gestion plus efficace des infrastructures. Les visites effectuées jeudi et vendredi par le ministre de l’Hydraulique dans les wilayas de Tiaret, Saïda et Sidi Bel-Abbes, ont permis de mettre en évidence plusieurs projets destinés à sécuriser l’alimentation en eau potable, réduire les pertes et améliorer la performance des réseaux.

À Sidi Bel-Abbes, le ministre a notamment insisté sur la nécessité de diversifier les sources d’approvisionnement, une orientation appelée à jouer un rôle central dans la sécurisation durable de l’alimentation des populations. La wilaya s’appuie actuellement sur plusieurs ressources, notamment le barrage de Sidi Abdelli, les systèmes du Chott Gharbi et Chergui, les eaux souterraines ainsi que les stations de dessalement. Plusieurs opérations sont programmées afin de renforcer ce dispositif. Il est notamment prévu d’améliorer l’alimentation à partir de la station de Chatt El Hilal et d’étudier un projet de transfert d’eau depuis le système du Chott Gharbi vers la station de dessalement de Sidi Maarouf. Cette opération doit contribuer à résorber le déficit dans plusieurs communes voisines.

La wilaya bénéficiera également d’une interconnexion entre les réservoirs de Sidi Lahcen et Tilmouni, d’une capacité de 20.000 m³ chacun. À cela s’ajoutent la réhabilitation de 29,9 km du réseau de distribution de Sidi Bel-Abbes, avec un objectif de réduction des fuites de 20 %, ainsi que la réalisation de nouveaux réservoirs totalisant 6.500 m³.

La modernisation passe également par la numérisation. À Saïda, Lounès Bouzegza a donné le coup d’envoi officiel de la technologie de télégestion du service d’alimentation en eau potable, considérée comme une étape importante dans la transformation du mode de gestion des réseaux. Le ministre a estimé que la gestion à distance est désormais une nécessité, notamment pour suivre les infrastructures et les réservoirs, contrôler les équipements et détecter rapidement les dysfonctionnements. Le système permettra également de disposer de données en temps réel sur les fuites, les pannes, les niveaux des réservoirs et les opérations de distribution.

L’objectif est surtout de passer d’une gestion basée sur l’intervention après l’apparition d’une panne à une gestion préventive, reposant sur la surveillance des indicateurs et l’analyse des données. Une généralisation progressive de cette technologie à travers les réseaux nationaux est envisagée.

Cette transformation numérique devra être accompagnée par une montée en compétence des personnels. À Tiaret, le ministre a insisté sur la nécessité de confier les infrastructures nouvelles ou modernisées à des cadres compétents, tout en assurant leur formation continue. Les équipements modernes, notamment ceux intégrant des systèmes de télégestion, représentent des investissements importants dont la pérennité dépend aussi de la qualité de leur exploitation.

Le renforcement des capacités de stockage constitue un autre axe important de cette politique. À Saïda, un réservoir surélevé d’une capacité de 1.000 m³, dont les travaux ont atteint 70 %, doit être réceptionné en octobre prochain. À Youb, un ouvrage de stockage de 1.500 m³ est également lancé afin de renforcer l’alimentation de la commune à partir du forage de Hassi El Abed 2.

À Tiaret, le programme comprend notamment le renforcement de l’alimentation de la ville et de quatre autres communes à partir du barrage de Bekhada.  La stratégie du secteur accorde également une place croissante aux ressources en eau non conventionnelles. À Sidi Bel-Abbes, le ministre a souligné les perspectives offertes par la réutilisation des eaux épurées dans l’irrigation agricole, permettant d’étendre les superficies irriguées tout en préservant les ressources conventionnelles.

Synthèse Z R.

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