21/02/2024
ACTUALITENATIONAL

La masse salariale en hausse de 34,5% en 2024

Le projet de loi de finances (PLF) 2024 prévoit une hausse importante de la masse salariale, estimée à 34,5%, par rapport à l’année 2023. En effet, elle devrait passer de 4629 milliards de DA en 2023 à 5 275 milliards en 2024, selon le document de PLF 2024 qui sera soumis au débat au Parlement dans les prochains jours.

Cette hausse de la masse salariale s’explique, entre autre,   par la hausse des salaires de 2,86 fonctionnaires et agents publics sera révisée, dont une enveloppe financière de 578 milliards a été allouée à cet effet, et également la création de nouveaux emplois et les promotions des grades.

Ainsi, le PLF 2024 prévoit l’ouverture de 37 252 postes d’emploi  budgétaires supplémentaires répartis sur les différents départements ministériels, pour une incidence financière  de 16,83 milliards de DA. Dans le détail, 15 809 postes seront créés dans le secteur de la Santé, 10 000 postes dans l’Education, 8980 dans le secteur agricole, 2 000 pour la Solidarité nationale et 1057 pour les Affaires religieuses.

A cela s’ajoutent, le recrutement dans les postes vacants au nombre de 20 509. Ainsi, il est prévu la levée du gel sur les promotions des grades sur concours pour 280 625 fonctionnaires, dont un budget de 29,6 milliards de DA a été alloué (11,8 milliards de DA pour les années 2023 et 2024 (40%) et 5,9 milliards en 2025 (20%).

Comme il avait annoncé le président de la République, Abdelmadjid Tebboune,  la grille des salaires de 2,86 fonctionnaires et agents publics sera révisée, dont un budget important estimé à 578 milliards sera mobilisé.

Par ailleurs et dans le cadre de la préservation du pouvoir d’achat des ménages, le PLF 2024 prévoit d’importantes fiscales, dont l’exonération de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour de nombreux produits alimentaires de base. Ceci s’inscrit dans le cadre de stratégie du gouvernement pour la maitrise de l’inflation ayant atteint des niveaux inquiétants (9,7% en août dernier), selon les chiffres de la Banque d’Algérie.  En effet, les céréales destinées à la fabrication de farines, les farines courantes et supérieures, les semoules, le pain, des fruits et légumes (production locale), les légumes secs et riz  et ainsi les viandes blanches (poulet et dinde) seront exonérés de la TVA.

Selon l’exposé des motifs, « la présente mesure a pour objet d’exonérer de la TVA jusqu’au 31 décembre 2024, que ce soit au stade de production ou de commercialisation gros et détail, les opérations de ventes portant sur : – les fruits et légumes frais produits localement ; – les œufs de consommation, le poulet de chair et la dinde produits localement ; – les légumes secs et le riz ». Cette mesure a pour objet de « préserver le pouvoir d’achat des citoyens et de renforcer la sécurité alimentaire du pays », est-il rappelé. Concernant les subventions destinées à soutenir les produits de large consommation, elles s’élèvent à un total de 704,26 milliards de dinars, dont 397,04 milliards de dinars sont alloués à l’Office interprofessionnel des céréales, 86,72 milliards de dinars pour le soutien au prix du lait, 76,5 milliards de dinars pour l’eau, et 120 milliards de dinars pour l’huile et le sucre.

Par ailleurs, le PLF 2024 prévoit une batterie de mesures visant l’élargissement de l’assiette fiscale, la mobilisation des ressources et la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales. Il est question, également, de capter les capitaux informels à travers des incitations financières fiscales suscitant l’adhésion progressive du marché parallèle et la simplification des procédures dans le cadre de la poursuite de l’amélioration du climat des affaires et des réformes fiscales.  

Par Sirine R

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