Lutte contre la criminalité financière : La DGI scelle deux conventions stratégiques
La Direction générale des impôts (DGI) a procédé, ce mardi, à la signature de deux conventions de coopération avec la Gendarmerie nationale (GN) et l’Office central de répression de la corruption (OCRC), dans l’objectif de renforcer la coordination entre les différentes institutions concernées. Ces accords s’inscrivent dans la mise en œuvre des orientations des pouvoirs publics visant à protéger l’économie nationale, à consolider la transparence et à intensifier la lutte contre la fraude fiscale, la corruption et les différentes formes de criminalité financière, notamment le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Cette initiative traduit la volonté des autorités d’instaurer une véritable complémentarité entre les institutions de contrôle, de sécurité et de justice. Une telle approche intégrée vise à apporter une réponse plus efficace et durable aux défis croissants de la criminalité financière, tout en contribuant à renforcer la confiance et la transparence dans les transactions économiques.
La cérémonie de signature, organisée au siège du ministère des Finances, s’est déroulée sous la supervision du ministre des Finances, Abdelkrim Bouzred, du ministre de la Justice, Lotfi Boudjemaa, ainsi que du secrétaire général du ministère de la Défense nationale, le général-major Mohamed Salah Benbicha. Plusieurs responsables institutionnels ont également pris part à cet événement, dont le commandant de la Gendarmerie nationale, le général Sid Ahmed Berroumana.
Dans le détail, la première convention a été signée entre le directeur général des impôts, Djamel Hanniche, et le commandement de la Gendarmerie nationale. La seconde a été conclue entre la DGI et l’OCRC, représenté par son directeur général Karim Khedaïria. Ces accords traduisent une volonté commune de renforcer la coopération interinstitutionnelle à travers des mécanismes plus structurés et plus performants. Au cœur de ces conventions figurent le développement de l’échange d’informations et le renforcement de la coordination opérationnelle, notamment à travers l’intégration d’outils numériques sécurisés et modernes. L’objectif est d’améliorer la détection et le traitement des infractions économiques et financières, dans un contexte où ces formes de criminalité deviennent de plus en plus complexes et sophistiquées.
Les domaines de coopération couvrent, en particulier, la lutte contre la fraude et l’évasion fiscales, la corruption, le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme ainsi que l’enrichissement illicite. Les deux conventions prévoient également le partage d’expertises et la mise en place de programmes de formation conjoints, afin de renforcer les capacités des différents acteurs impliqués et d’assurer une action coordonnée et efficace sur le terrain.
Par R.H
