17/06/2024
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Renforcement de la sécurité énergétique: Cap sur la transition énergétique

La généralisation de l’utilisation des énergies renouvelables, à travers l’installation de systèmes fonctionnant à l’énergie solaire, permettra une réduction significative de la facture d’électricité, et créera une source de revenus pour les collectivités locales. Le professeur Noureddine Yassa, commissaire aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique, a estimé qu’il est nécessaire d’accélérer la cadence des réalisations dans le domaine des énergies renouvelables en vue d’amorcer la transition énergétique, et par conséquent, assurer la sécurité énergétique à moyen et à long terme. Et en cela l’énergie solaire, est un atout important dans la transition énergétique, et cela d’autant plus que l’Algérie possède tous les atouts pour la réussir.

Noureddine Yassa a affirmé chez nos confrères de la radio nationale, que la transition énergétique renforce la sécurité énergétique et la prospérité économique multisectorielle.

Pour ce commissaire, la généralisation du solaire prend forme conformément aux directives du président de la République qui insiste à aller vers le développement des renouvelables et l’efficacité énergétique dans les zones d’ombre et la dimension multisectorielle.

Et de rappeler les dernières orientations du président de la République, notamment en ce qui concerne la généralisation de l’utilisation des énergies renouvelables en Algérie, en ordonnant d’exiger à toutes les communes du pays l’utilisation de l’énergie solaire pour l’éclairage public. Ajoutant qu’Il y a des programmes qui ont été lancés à l’initiative de certains secteurs, comme celui des collectivités locales visant des établissements publics tels que les écoles, l’éclairage public et les mosquées, a-t-il expliqué. Avant de préciser que ces programmes ont connu un essor considérable qui a permis de tirer des leçons par rapport aux aspects techniques. Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, il y a une consommation s’élevant à 2 700 milliards de centimes annuellement par les communes, et les installations municipales figurent parmi les lieux qui consomment le plus d’électricité au sein des communes.

Revenant sur la stratégie adoptée par l’Algérie, il a précisé, que celle-ci tient compte des ressources naturelles, notamment le solaire et l’éolien dans le contexte local sans cesse croissant.

Selon M. Yassa, cette politique est basée sur une feuille de route qui vise à diversifier le mix énergétique en déployant les énergies renouvelables pour la maitrise de la demande et de la consommation de l’énergie. Ces directives du président insistent sur la mise en place des mécanismes et des moyens technologiques efficients pour réussir à atteindre cette politique de transition énergétique au niveau national.

Cette transition, dit-il, tient compte, selon le programme du gouvernement, du contexte national, visant le renforcement de la sécurité énergétique à court, moyen et long terme et de participer à la prospérité économique que ce soit dans l’industrie, dans l’ensemble des secteurs et notamment dans l’agriculture.

Le Commissaire aux énergies renouvelables souligne que ces ressources ne sont pas là uniquement pour la consommation, mais aussi pour amorcer une dynamique économique afin d’accompagner l’ensemble du programme.

Cette dynamique, suit des objectifs fixés pour 2035, en matière de développement des énergies renouvelables, afin d’atteindre le plafond de capacité de 15.000 Mégawatts (Mgw), dont la première tranche a été lancée pour la réalisation de 3.000 Mgw.

En parallèle,  au niveau des collectivités locales, et ce, en réponse à l’insistance du président de la République de doter les zones isolées en kits solaires, estimés jusque-là, à 6000 unités distribuées dans ces zones. Cette feuille de route, a été tracée en 2020 dans le cadre du programme du gouvernement et l’exécution du programme du président de la République, Abdelmadjid Tebboune.

Création de milliers d’emplois

Le deuxième plan de ce programme est bel et bien entamé comprenant la solarisation des écoles, et ce, pour la réalisation de multiples objectifs comme la réduction de consommation des collectivités locales et sensibiliser, en termes de pédagogie, les générations futures par la solarisation énergétique des écoles, dont le chiffre a atteint 1200 écoles solarisées.

Le programme du président de la République table aussi sur l’éclairage intelligent, et en ce sens, 130.000 panneaux solaires de l’éclairage public sont déjà fonctionnels avec des lampes LED.

Aussi, selon M Yassa, il a été initié un programme pour doter les fermes agricoles avec le système de pompage solaire pour l’irrigation, ainsi que pour les systèmes de communication qui ont des relais un peu partout.

Et d’ajouter que ces initiatives vont être multipliées dans les secteurs comme le tourisme et l’industrie qui sont aussi visés par ce programme présidentiel, à l’image de cette usine qui s’est dotée de 500 Kilowatts générés à partir d’une toiture en panneaux solaires.

De son avis, les 3000 Mégawatts réalisés vont, à elles seules, créer des milliers d’emplois, via des entreprises locales pour le montage des kits solaires à l’horizon 2030-2035. Bien qu’approximatif, l’orateur informe qu’un bilan établi au niveau des collectivités comptabilise quelque 400 emplois dans l’installation de ces systèmes. L’expert a aussi mis l’accent sur des solutions alternatives au financement étatique de tous ces grands projets. Il s’agit selon lui, d’autres options pour aller vers des projets de petite taille qui permettent la création des micro-entreprises et des startups, afin de créer des petits projets de 50 à 500 Kilowatts pour drainer de l’emploi dans le sillage de la généralisation des énergies renouvelables.

Par Réda Hadi

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