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Sonelgaz signe une avancée majeure avec l’injection de 2,74 gigawatts au réseau électrique national à fin août 2026. D’une envergure inédite, cette extension vient renforcer les capacités de production et consolider les infrastructures électriques nationales. Elle répondait avant tout à un impératif conjoncturel, celui de sécuriser l’approvisionnement en électricité durant les mois les plus chauds de l’année, période au cours de laquelle la demande atteint traditionnellement ses niveaux les plus élevés.

Pour faire face à cette situation, Sonelgaz a déployé un programme d’urgence de 1,85 GW, permettant de renforcer sensiblement les capacités disponibles et de sécuriser l’alimentation électrique durant la saison estivale, selon la plateforme américaine « Industrial Info Resources ». Cette mobilisation témoigne de la capacité du groupe public à adapter rapidement l’offre à l’évolution de la demande, dans un contexte marqué par une progression continue de la consommation nationale.

Cette extension traduit également la montée progressive des énergies renouvelables dans le système électrique national. Le gaz naturel demeure toutefois, et de très loin, la principale source d’énergie du pays, assurant plus de 95 % de la capacité de base du réseau. Près de 1,48 GW de la nouvelle capacité injectée provient en effet d’infrastructures solaires photovoltaïques à grande échelle.

Ce volume confirme la progression de la filière solaire et sa place croissante dans la stratégie énergétique nationale. Cette évolution s’inscrit dans une trajectoire de plus long terme. Le ministère de l’Énergie prépare actuellement un plan quinquennal couvrant la période 2026-2031, doté d’un budget d’investissement estimé à 60 milliards de dollars.

Ce plan prévoit notamment la mise en place d’un cadre d’enchères destiné à structurer le développement du solaire, avec pour objectif d’atteindre 15 GW de capacité solaire installée à l’horizon 2035. L’ampleur des projets engagés confirme cette accélération. Selon le cabinet d’analyse « Industrial Info Resources » (IIR), 58 projets d’infrastructures électriques sont actuellement suivis en Algérie, pour un investissement cumulé de 9,88 milliards de dollars. Ces données illustrent l’importance des efforts consentis par les autorités et les opérateurs du secteur pour moderniser les infrastructures, renforcer le réseau et diversifier progressivement le mix électrique national.

La diversification engagée concerne également les installations solaires décentralisées. Lors d’une réunion de la commission de coordination sectorielle tenue jeudi dernier, le ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, a insisté sur l’accélération des préparatifs en vue du lancement des opérations de réalisation et d’installation d’unités solaires isolées hors réseau, dites « off-grid ».

Ces opérations devront notamment permettre d’identifier les zones prioritaires, d’assurer la coordination entre les différents intervenants et de suivre les travaux jusqu’à la mise en service des installations. Dans le même temps, les projets de production d’électricité à partir de l’énergie éolienne progressent. Le ministère examine les études techniques, les sites susceptibles d’accueillir les futures centrales ainsi que les procédures nécessaires au lancement des projets. Le développement de cette filière devrait ainsi compléter progressivement l’apport du solaire et contribuer à diversifier davantage les sources de production électrique.

En concrétisant cette extension de 2,74 GW, Sonelgaz confirme son rôle central dans la mise en œuvre de la politique énergétique de l’État. Le groupe public contribue ainsi à une transformation progressive du secteur électrique, fondée sur trois priorités, à savoir la sécurisation de l’approvisionnement, le développement des énergies renouvelables et la modernisation des infrastructures.

La prochaine étape consistera à maintenir le rythme des investissements tout en accélérant la réalisation des projets solaires et éoliens. La concrétisation de ces programmes sera déterminante pour renforcer la résilience du système électrique national et permettre à l’Algérie de se rapprocher progressivement de son objectif de 15 GW de capacité solaire installée à l’horizon 2035.

Par Selma R.

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