Sahara Blend: Le brut algérien franchit la barre des 104 dollars en mars
Le Sahara Blend a franchi un seuil symbolique important en mars 2026, s’établissant à une moyenne de 104,24 dollars le baril. Cette progression, bien que plus mesurée que celle de certains de ses voisins du Golfe, confirme la solidité et l’attractivité du brut algérien sur l’échiquier énergétique mondial.
La valeur du Sahara Blend a bondi de 41,6% par rapport au mois de février, où il s’échangeait autour de 73,59 dollars, a indiqué la plateforme spécialisée « Attaqa.net ». Cette envolée des prix s’inscrit dans un contexte de flambée généralisée des cours de l’or noir. À titre de comparaison, le baril de Brent a atteint une moyenne de 99,60 dollars sur la même période, plaçant le brut algérien dans une position tarifaire avantageuse.
Cette poussée fulgurante des prix est la conséquence directe de l’instabilité majeure au Moyen-Orient. L’escalade militaire impliquant l’Iran et les menaces pesant sur le détroit d’Ormuz ont créé un climat d’incertitude extrême. Si cette situation a provoqué des bonds spectaculaires pour les bruts koweïtien (124,25 dollars) ou saoudien (121,29 dollars), l’Algérie parvient à consolider ses revenus tout en affichant une progression plus stable et moins soumise à la volatilité immédiate des routes maritimes du Golfe.
Au sein du panier de référence de l’Opep, qui a vu sa valeur moyenne exploser de 71% pour atteindre 116,36 dollars, le Sahara Blend conserve une place stratégique. Bien qu’il se situe légèrement en deçà des prix records enregistrés par les pétroles lourds du Moyen-Orient ou les bruts asiatiques comme celui de Dubaï (128,25 dollars), le pétrole algérien reste une valeur refuge pour de nombreux raffineurs. Cette performance réalisée en mars 2026 place l’Algérie dans une dynamique économique favorable. Alors que les tensions géopolitiques semblent s’installer durablement et que les négociations internationales marquent le pas, le franchissement du cap des 104 dollars par le Sahara Blend souligne l’importance stratégique du pays dans l’approvisionnement énergétique global.
Par S. R.
