21/02/2024
AFRIQUE

Afrique: 40% des acteurs du capital-risque actifs  en 2022 sont originaires des USA

Les acteurs internationaux de l’industrie du capital-risque représentent plus des trois quarts des investisseurs qui ont irrigué les start-up africaines durant l’année écoulée. Cette ruée a permis au continent de résister mieux que toutes les autres régions au refroidissement du marché provoqué par les incertitudes économiques et les risques géopolitiques.

Les investisseurs américains et britanniques représentent 49,2% des acteurs de l’industrie du capital-risque qui ont injecté des fonds dans des start-up africaines en 2022, selon un rapport publié le 20 avril par l’Association africaine du capital-investissement et du capital-risque (AVCA).

Le rapport précise que le nombre des investisseurs actifs dans le paysage africain du capital-risque durant l’année écoulée s’est élevé à 1087, ce qui représente une hausse de 14% par rapport à l’année précédente.

Le classement de ces acteurs de l’industrie du capital-risque par pays d’origine montre que les États-Unis arrivent en tête de liste avec 436 investisseurs (40,1% du total), loin devant le Royaume-Uni (9,1%), l’Afrique du Sud (6,9%), le Nigeria (5,5%), l’Egypte (4,3%), les Emirats arabes unis (3,9%), la France (3,1%), la Chine (2,9%) et le Kenya (2,6%).

Au total, 77 % seulement de ces capital-investisseurs qui ont irrigué les start-up africaines sont des acteurs internationaux, et 23% seulement sont basés dans des pays du continent.

Le rapport révèle d’autre part que les acteurs du capital-risque ont investi un montant global de 5,2 milliards de dollars en Afrique en 2022, ce qui représente une baisse de 1% seulement par rapport à 2021.

Si on prend en considération le financement par la dette (Venture debt), qui connaît désormais une croissance plus importante que l’investissement traditionnel en capitaux propres, le montant global des fonds injectés dans les start-up opérant sur le continent africain monte à 6,5 milliards de dollars. 67 transactions impliquant des instruments de dette ont été en effet réalisées durant l’année écoulée, pour un montant total de 1,3 milliard de dollars. 

L’Association africaine du capital-investissement et du capital-risque souligne d’autre part que l’Afrique a mieux résisté que toutes les autres régions du monde au refroidissement du marché mondial du capital-risque. Des baisses très marquées des investissements ont en effet été enregistrées en Amérique latine (-59%), en Asie (-35%), en Amérique du Nord (-32%) et en Europe (-23%).

15 méga-tours de table d’un montant cumulé de 2,2 milliards $

Les investissements en capital-risque réalisés durant l’année écoulée sur le continent sont répartis sur 786 transactions, soit une augmentation de 21% par rapport à l’année précédente. La prise en considération des transactions de financement par la dette, comme les financements mezzanine, les prêts directs et les prêts convertibles en actions, porte le total des transactions bouclées l’an passé à 853. 

La taille moyenne des transactions a enregistré une augmentation de 43 % par rapport à 2021, pour s’établir à 2 millions de dollars.

15 méga-tours de table d’un montant cumulé de 2,2 milliards ont été également réalisées en 2022 par des start-up qui ont fait appel à des fonds de capital-risque et/ou à des instruments de dette.

La répartition des investissements par sous-région montre que l’Afrique du Nord a attiré 1,1 milliard de dollars d’investissements l’an passé, devançant ainsi l’Afrique de l’Est (899 millions de dollars) et l’Afrique de l’Ouest (843 millions de dollars).

Les start-up actives en Afrique australe ont récolté 481 millions de dollars alors que celles opérant en Afrique centrale n’ont levé que 48 millions auprès des acteurs du capital-risque locaux et internationaux.

Les investissements réalisés dans les start-up opérant dans plus d’une sous-région (multi-régionales) ont atteint 1,84 milliard de dollars, soit 36% du total des investissements répertoriés sur le continent.   

La ventilation sectorielle des investissements réalisés par les acteurs du capital-risque à l’échelle continentale fait par ailleurs ressortir que le secteur des finances a capté le plus de fonds (42%), suivi des secteurs de l’industrie (16%), des technologies de l’information (13%), des biens de consommation discrétionnaire (10%) et des services publics (10%).

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