21/02/2024
ACTU

Algérie-Royaume-Uni: 2,4 milliards de dollars d’échanges commerciaux en 2022

Le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ahmed Attaf, a affirmé à Londres, que l’Algérie était «prête à faire de nouveaux pas vers la construction d’un partenariat solide et dynamique» avec le Royaume-Uni et s’efforçait d’être «un acteur crédible et fiable dans l’économie mondiale».

«Je suis ici pour réaffirmer que nous croyons également en l’avenir prospère qui nous attend et que nous sommes prêts à nous joindre à nos amis du Royaume-Uni pour faire de nouveaux pas vers la construction d’un partenariat solide et dynamique», a déclaré M. Attaf lors d’une rencontre à l’ambassade d’Algérie à Londres avec un groupe d’opérateurs économiques et d’hommes d’affaires britanniques, membres du Conseil des affaires algéro-britannique. A cet égard, a-t-il poursuivi, «il est très encourageant de constater que les échanges commerciaux entre l’Algérie et le Royaume-Uni ont connu une croissance de 40%, pour atteindre un montant total de 2,4 milliards de dollars en 2022».

Par ailleurs, M. Attaf a saisi l’occasion pour mettre en exergue les nouvelles opportunités d’affaires en Algérie, des opportunités, a-t-il tenu à préciser, «qui ont émergé suite à la mise en œuvre des différentes réformes économiques initiées par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune».

Mais avant d’évoquer ces réformes, le ministre a révélé quelques chiffres représentant la Nouvelle Algérie. A ce propos, il a précisé que le PIB de l’Algérie s’élève à 224 milliards de dollars en 2023. La croissance économique est estimée à un taux de 5,3% en 2023, contre 4,7% en 2022, et la croissance des secteurs hors hydrocarbures s’est accélérée de 4,9% en 2023 contre 4,3% en 2022.

De plus, la balance commerciale de l’Algérie a atteint un excédent de 20,21 milliards de dollars à fin 2022, contre 1,1 milliard de dollars l’année précédente. Les exportations hors hydrocarbures ont enregistré une augmentation « significative », passant de 5 milliards en 2021 à 7 milliards de dollars en 2022. «Quant aux réserves de change, elles avoisinent les 80 milliards USD en 2023, et depuis plus de quinze ans, l’endettement extérieur a quasiment cessé d’exister dans le paysage économique algérien. L’inflation, malgré la hausse des prix à l’importation, a été contenue à 9,5% au cours des sept premiers mois de 2023», a-t-il détaillé. Ces performances économiques encourageantes, a encore souligné M. Attaf, «sont le résultat des réformes importantes entreprises par le gouvernement algérien pour instaurer un climat des affaires favorable et conforme aux attentes des investisseurs étrangers».

Il a, par ailleurs, tenu aussi à rappeler que «la situation géographique stratégique du pays en Afrique du Nord sert de porte d’entrée à la fois vers l’Europe et l’Afrique, offrant un accès sans précédent à de vastes marchés et opportunités commerciales».

Et afin de consolider davantage cet atout, l’Algérie «a entrepris la construction de nouveaux ports, qui seront reliés aux autres pays africains par la route, avec l’autoroute transsaharienne et par le train, avec un projet de construction d’un total de 12.500 km de voies ferrées reliant l’Algérie à la Mauritanie, la Tunisie, le Mali, le Niger, le Tchad et le Nigeria».

En conclusion, M. Attaf a invité le Royaume-Uni à «explorer davantage l’énorme potentiel commercial de l’Algérie, à être la force motrice de ce partenariat économique prometteur entre les deux pays amis, et à renouveler sa confiance dans un pays qui libère enfin tout son potentiel afin d’être un acteur crédible et fiable dans l’économie mondiale».

Synthèse S R.

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