21/02/2024
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Commerce: 34 milliards de dollars d’exportations en huit mois

Les exportations globales de l’Algérie ont atteint les 34 milliards de dollars, durant les huit premiers mois de l’année en cours.  Le chiffre a été révélé hier par Samir Derradji, Directeur général du Commerce extérieur au ministère du Commerce et de la promotion des exportations, en notant une légère baisse des exportations hors hydrocarbures.

Une situation qui s’exprimait, dira-t-il, par la baisse des prix du ciment, rond à béton, phosphate et de l’ammoniac sur les marchés mondiaux. « Nous avons exporté les mêmes quantités, mais la baisse des prix à l’international, comparativement au début de la guerre entre la Russie et l’Ukraine, a impacté la valeur de nos exportation, notamment en phosphate», a précise Derradji lors d’une intervention télévisée.

Dans la loi de finances rectificative, le gouvernement s’attend à une hausse des exportations de biens, qui devraient atteindre en 2023 une valeur de 52,8  milliards (mds) de dollars, soit une augmentation de 6,5 milliards de dollars par rapport aux projections de la Loi de finances 2023.  Quant aux importations de biens, elles devraient atteindre 41,5 mds de dollars (+12,5%). Ces données ont été établies sur la base d’un prix de référence (fiscal) du baril de pétrole brut à 60 dollars et du prix du marché du baril de pétrole brut à 70 dollars.  Concernant le nombre d’opérateurs activant dans le domaine du commerce extérieur, l’intervenant a relevé l’existence de 1500 exportateurs et 13 000 importateurs, dont 7000 permanents.  Une vaste opération d’assainissement a été effectuée par le ministère du Commerce, notamment dans le chapitre des importations, en mettant du l’ordre. Grâce aux mesures organisationnelles prises ces trois dernières années,  le fichier des importateurs a été assaini. Le nombre d’opérateurs est passé de 49 000 en 2020 à 13 000 actuellement. 

Concernant les exportations hors hydrocarbures, le département de Tayeb Zitouni a adopté une nouvelle stratégie visant à la simplification des procédures et  garantir un accompagnement adéquat pour les exportateurs. Actuellement, le gouvernement est mobilisé pour prendre en charge les doléances des exportateurs, en levant les différentes entraves et obstacles bloquant jusqu’à une promotion réelle des exportations «made in algeria».

Le ministre du Commerce et de la Promotion des exportations avait souligné que les grandes capacités dont dispose l’économie nationale en matière d’exportation permettent d’atteindre 30 milliards de dollars d’ici 2029. Il a affirmé, à cet égard, que l’opération d’évaluation des capacités nationales en matière d’exportation hors hydrocarbures a fait ressortir un surplus dans de nombreux produits locaux à la recherche de marchés extérieurs, dont 120 millions de mètres² de céramique, 10 millions de tonnes de ciment clinker, 3 millions de tonnes de sucre et 100.000 tonnes de dattes.

Par ailleurs, le ministre a souligné la réintégration du Fonds de soutien et de promotion des exportations dans le projet de loi de finances 2024, et ce, suite à une décision du président de la République qui veille à accompagner et soutenir les exportateurs algériens qu’il considère comme « ambassadeurs économiques de l’Algérie ».

Dans le domaine financier, il a été décidé lors d’une rencontre avant-hier à Alger, l’installation d’une commission mixte Finances-Commerce-Patronat pour la prise en charge des préoccupations des exportateurs.

C’est le ministre des Finances, Laaziz Faid, qui l’ a annoncé lors d’une conférence de presse tenue au terme d’un atelier sur les procédures bancaires, douanières et fiscales relatives à l’exportation, en présence du ministre du Commerce et de la Promotion des exportations, Tayeb Zitouni.

Il a précisé que cette commission «prendra en charge toutes les préoccupations soulevées par les exportateurs lors de cette rencontre, notamment en matière législative et réglementaire».

Le ministre a indiqué que les exportateurs font face à certaines pratiques qui impactent négativement le développement de l’activité d’exportation, d’où la nécessité «de consentir davantage d’efforts» en vue de consacrer la confiance entre les instances publiques et les opérateurs économiques.

Par Zahir R.

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