21/04/2024
NATIONAL

Financement de nouveaux projets: Les banques appelées à redoubler d’efforts

L’économie algérienne a poursuivi son redressement au cours de l’année   2022. Le redressement entamé par notre économie est à point charnière, et le rôle que doivent jouer est essentiel.

Des économistes affirment que le plus gros des efforts et à venir et qu’il  est impératif de maintenir le cap, à  travers l’application de la nouvelle loi sur la monnaie et le crédit, et plus d’action et d’implication de nos banques.

La mise en œuvre des mesures du plan d’action du gouvernement visant la mobilisation accrue des recettes fiscales, l’utilisation plus efficace des ressources publiques et la promotion des investissements du secteur privé est essentielle pour parvenir à surmonter les difficultés de la conjoncture internationale et mettre l’Algérie sur la voie d’une croissance durable et inclusive.

Dans cette optique  le gouverneur de la Banque d’Algérie (BA), a exhorté, les banques de la place à fournir plus d’effort pour financer de nouveaux projets créateurs de valeur et de trouver les meilleurs mécanismes pour développer l’inclusion financière dans toutes ses dimensions.

Ces orientations ont été assignées lors d’une réunion, tenue par le gouverneur de la BA avec les directeurs généraux des banques de la place, dans le but de se concerter et échanger sur la situation du système bancaire algérien, ainsi que sur ses perspectives d’évolution

A cet effet, le gouverneur a exhorté les banques à fournir plus d’effort à même de financer de nouveaux projets créateurs de valeur et de trouver les meilleurs mécanismes pour développer l’inclusion financière dans toutes ses dimensions, dans l’objectif d’augmenter la collecte des ressources et le financement de l’économie nationale, notamment en direction des PME.

D’aucuns affirment dans ce cadre que l’économie algérienne devrait croître de 2,3 % en 2023, mais les perspectives macroéconomiques restent exposées aux fluctuations des cours mondiaux des hydrocarbures. D’où la nécessité, à moyen et long terme, de faire du secteur privé hors hydrocarbures le moteur de la croissance et de la diversification de l’économie. Et à ce niveau là, le rôle des banques est essentiel.

Beaucoup  reprochent aux  banques leur timidité à accompagner les porteurs de projets, et de ne prendre aucun risque.

Le secteur financier présente, en Algérie, une double caractéristique : il est dans la tourmente depuis 2006 et il fait partie des « 3 f » qui contrarient le climat des affaires dans le pays. Il partage ce triste privilège avec le fisc et le foncier. Faut-il pour autant jeter l’anathème sur les banquiers ?

Si certains rejoignent cette  thèse, d’autres la récusent et affirment que la place bancaire compte actuellement un total de 19 banques et 8 établissements financiers en activité en Algérie et que leurs activités sont régies par des lois et que en dépit de leur frilosité qu’on leur prête, il y a eu un total de 10.037 mds DA de crédits à l’économie à juin 202

Le total donc de crédits accordés à l’économie par les banques publiques et privées, à fin juin 2022, avait atteint les 10.037 mds DA avec une augmentation de 245 mds DA par rapport aux affectations de fin 2021.

Des sources au Ministère des  finances soulignent à ce propose que  l’Etat continuera à financer l’économie et à rechercher des sources de financement durables tout en maintenant sa position constante concernant le non recours à l’endettement extérieur.

Le Gouverneur de la Banque d ‘Algérie souligne à propos de l’engagement des banques a accompagner l’investisseur, de l’«importance de la mise à disposition des moyens de paiements digitaux, sans pour autant négliger l’ensemble des moyens scripturaux adaptés aux besoins de la clientèle», rappelant que «l’Algérie disposait d’atouts indéniables pour assurer un essor économique à la hauteur des objectifs tracés».

Le gouverneur de la Banque d’Algérie a souligné, dans le même sillage, que «s’agissant des opérations de commerce extérieur, les banques sont plus que jamais interpellées à l’effet de promouvoir les exportations hors hydrocarbures en assurant, par un personnel formé, la vulgarisation et la diffusion de la réglementation de change auprès de leurs clientèles.

De même que celui-ci précise que le système bancaire, qui a montré une grande résilience face à la crise économique mondiale et à l’impact de la crise sanitaire en 2020 et 2021, a vu sa solvabilité et sa liquidité se renforcer en 2022.

«Bien que les indicateurs macro financiers soient favorables, la croissance des crédits pour le financement de l’économie n’a pas été en phase au vu du potentiel et des besoins de l’économie», a insisté le gouverneur.

Par Samir Chalabi

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